Les contrôleurs du travail mécontents

Publié le 16/02/2011
Les contrôleurs du travail veulent le maintien du statut spécifique à leur corps.
Les contrôleurs du travail mécontents
Les contrôleurs du travail mécontents
Les contrôleurs du travail veulent le maintien du statut spécifique à leur corps.

 
Photo Marc WIRTZ.

Ils n'en sont pas à leur première manifestation. Une quarantaine de contrôleurs du travail étaient, hier, devant la préfecture de Metz, banderoles au vent. A l'appel d'une intersyndicale CFDT, CGT, FO, FSU, SNU, Sud et Unsa-Itefa.

En 2003, ces agents ont obtenu, après des années de combat, un classement indiciaire intermédiaire faisant d'eux un corps de catégorie B +. Mais la réforme du nouvel espace statutaire risque de remettre cela en cause. Les rétrogradant en catégorie B.

« On balaie vingt ans de lutte... »

« C'est une question de statut voire de salaire, de déroulement de carrière et de reconnaissance des qualifications », liste une manifestante.

« Nous avons une qualification et des connaissances juridiques », ajoute Jean-Michel Alcaraz, Unsa-Itefa. « Alors que le recrutement en B se fait au niveau Bac ! », ajoute l'un de ses collègues. Rappelant qu'une licence est demandée pour avoir accès aux concours de la profession. Sans oublier un an de formation.

« On balaie vingt ans de lutte... », souffle un manifestant.

Si les contrôleurs du travail avaient choisi, hier, la préfecture, c'est bien car le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, y était pour signer un accord transfrontalier avec le Luxembourg. « Une déclaration d'intention relative à la coopération en matière de contrôle du détachement transnational de travailleurs », détaillent les services préfectoraux.