Les deux combats

Publié le 28/09/2012
CGT-CFDT-FO, tous ensemble, ils ne lâcheront rien, et le répètent à l'envi. Mais l'intervention d'Arnaud Montebourg met en lumière les divergences de l'intersyndicale.
Les deux combats
Les deux combats
CGT-CFDT-FO, tous ensemble, ils ne lâcheront rien, et le répètent à l'envi. Mais l'intervention d'Arnaud Montebourg met en lumière les divergences de l'intersyndicale.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 28 Septembre 2012 / THI /

 

 

 

Différence de style et de communication. Quand les 'oranges' de la CFDT s'installent face caméra et multiplient les actions médiatiques, la CGT mobilise ses troupes, sans bruit, et prépare les blocages stratégiques. Différence, surtout, d'analyse politique. « Le seul combat qu'on mène c'est le maintien des emplois », martèlent les militants de la CFDT. Fortement déçus, hier, ils restaient pragmatiques, « si il y a un espoir, il faut l'accompagner. »

Plus remontés contre « le double discours du ministre », la CGT exhortait, elle, le gouvernement à prendre ses responsabilités. « La participation de l'Etat dans le capital de Mittal doit être une force pour insuffler une politique industrielle volontariste et innovante ».

« Réquisition », criaient, eux, sans complexe les militants FO qui appellent à la nationalisation de la sidérurgie française. « L'État est le repreneur le plus sérieux. »

L'intersyndicale est, malgré tout, prête au combat commun. Pas d'autre alternative pour créer le rapport de force face à Mittal. Seule la CFE-CGC reste encore persona non grata dans cet appel à la mobilisation générale. Ces militants sont arrivés, hier, sous les huées et repartis par une petite porte.