Les enseignants révisent pour le 29 janvier

Publié le 22/01/2009
Après les manifestations d'octobre puis de décembre derniers, une trentaine d'enseignants et de parents d'élèves ont lancé hier un appel à la mobilisation nationale du 29 janvier.
Les enseignants révisent pour le 29 janvier
Les enseignants révisent pour le 29 janvier
Après les manifestations d'octobre puis de décembre derniers, une trentaine d'enseignants et de parents d'élèves ont lancé hier un appel à la mobilisation nationale du 29 janvier.

Cette fois-ci, ils ont opté pour une distribution de tracts à défaut de défiler. Après les manifestations d’octobre puis de décembre derniers, une trentaine d’enseignants et de parents d’élèves ont lancé hier un appel à la mobilisation nationale du 29 janvier. Un choix de tracter motivé par les autres mouvements sociaux, d’hier à Metz, «démontrant que beaucoup de questions taraudent les Français », glisse Laurent Schmitt, secrétaire du FSU 57. Autour de la colonne Merten, les sigles syndicaux se multiplient, les enseignants-sandwichs affichent des classiques de la série Martine détournés avec des premières de couverture revisitées. Ça donne : ' Martine a peur de Darcos ' ; ' Martine n’a pas reçu d’aide à l’école ', ' Martine veut aider les Rased [Réseau d’aide spécialisée pour les élèves en difficultés : ndlr] à survivre '.
Car il s’agit bien la qualité de l’enseignement que ces enseignants militants remettent en question. «Nous sommes aujourd’hui rassemblés dans le but de dire à la population que l’éducation en France est à nouveau mise à mal. Elle est soldée et bradée », résume Laurent Schmitt. Bradée parce que «les 1 500 des 3000 postes Rased seront supprimés sans savoir où seront désormais affectés ces postes ». Soldée puisque «328 emplois seront supprimés dans les collèges et lycées de l’Académie sur l’argument de la baisse du nombre d’élèves. Or, il y aura 1,8 % d’enseignants en moins contre 1,3 % d’élèves en moins».
Même son de cloche chez les autres syndicats enseignants. «C’est un tour de chauffe pour le 29 janvier contre cette politique économique et sociale qui ne correspond pas aux demandes du pays », poursuit Jean Muller du Sgen-CFDT. «L’école, c’est l’avenir d’un pays que l’on souhaite sacrifier par des économies gouvernementales. Avec les Rased, on a vu que la mobilisation finit par payer. L’école a des problèmes spécifiques qu’on ne peut pas intégrer dans un contexte économique et social général.» Selon Educ’Action de la CGT, la mobilisation d’hier est «un exemple parmi tant d’autres de la casse actuelle du service public », souligne Philippe Kugler.
A l’entrée de la rue Serpenoise, enseignants et parents d’élèves ont juste pris le temps d’appeler à la mobilisation en distribuant un bon millier de tracts avant de rejoindre la gare. Pour un autre combat. Cette fois-ci, celui de l’immigration et de ses quotas gouvernementaux.

C. P.

Le samedi 29 janvier, départ du cortège de la place Mazelle à 14 h 30.Publié le 18/01/2009 (Metz)