Les métallos CFDT veulent investir les petites entreprises

Publié le 06/12/2009
La CFDT Métallurgie veut renforcer sa présence et former ses cadres à bien négocier les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui se multiplient notamment dans la sous-traitance automobile.
Les métallos CFDT veulent investir les petites entreprises
Les métallos CFDT veulent investir les petites entreprises
La CFDT Métallurgie veut renforcer sa présence et former ses cadres à bien négocier les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui se multiplient notamment dans la sous-traitance automobile.
Didier Getrey : «On veut préserver un maximum d'emplois».

« L'activité dans les entreprises de métallurgie reste fragile, avec une visibilité maximum à trois mois. Et on n'échappera pas au chômage partiel, notamment dans l'automobile.» Didier Getrey, secrétaire général de la CFDT Métallurgie de la Moselle sait de quoi il parle au moment de se lancer dans son deuxième mandat à la sortie du congrès du syndicat à Metz, en ce début de semaine. Pour rester au plus près du terrain dans l'entreprise où il travaille à la Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff, il a préféré ne pas devenir permanent du syndicat. L'entreprise qui l'emploie a connu, l'an passé, un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) victime de la crise dans l'automobile. Et le syndicat en tire les leçons. « Nos employeurs veulent nous faire travailler sur des temps de cycles plus courts. Le salarié se retrouve avec trois machines au lieu de deux à gérer dans le même temps. Cette pression supplémentaire n'améliore pas les conditions de travail », explique le militant. Et pour mieux gérer ces situations, et les PSE qui se sont multipliés dans la sous-traitance automobile, la CFDT des métallos de Moselle veut former ses cadres et militants dans les entreprises. Une cellule PSE sera spécialement mise en place à cet effet. « Il y a trop d'enjeu. On veut préserver le maximum d'emplois, optimiser les reclassements quand il y en a comme on a su le faire chez Johnson Controls à Sarreguemines, où 85 emplois ont été sauvegardés », estime encore le secrétaire général.La CFDT Métallurgie présente dans près de 68 entreprises métallurgiques du département, dans des métiers nobles comme la forge, la fonderie, la transformation de l'acier pour l'automobile, veut renforcer sa présence dans les TPE (très petites entreprises) « où nous ne sommes pas suffisamment représentés », pense le syndicat. L'équipe sortante, autour de Didier Getrey, est déjà parvenue, en quatre ans, à renouer le fil de la communication au sein de ses troupes, et dans les entreprises. « Reste à améliorer la communication avec les salariés. Afin de mieux faire connaître nos propositions », ajoute le cédétiste. Proposition qui doit naturellement contribuer à améliorer l'audience du syndicat dans les entreprises, notamment lors des élections professionnelles. Pour autant, les métallos CFDT ne négligent pas les intersyndicales dans les entreprises « quand c'est possible car on est plus fort ensemble », assure le secrétaire général.

Le Républicain Lorrain, Samedi le 05 Décembre 2009. / Lorraine / Actualité