Les métallos chez Montebourg

Publié le 11/09/2012
Florange : des métallos ont investi hier le siège d'ArcelorMittal France à Saint-Denis
Les métallos chez Montebourg
Les métallos chez Montebourg
Florange : des métallos ont investi hier le siège d'ArcelorMittal France à Saint-Denis

© L'Est Républicain, Mardi le 11 Septembre 2012 / Région Lorraine / Florange + Vosges Matin

 

Saint-Denis. « Nos hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis 14 mois. Il n'y a aucun investissement. Nous craignons l'annonce prochaine de la fermeture de Florange », déplore Frédéric Weber délégué CFDT chez ArcelorMittal Florange.

Alors que le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg aurait, selon les syndicats, rencontré le 30 août dernier la direction d'ArcelorMittal, aucune information n'a filtré depuis.

Aussi les métallos de Florange ont-ils décidé, hier matin, d'aller chercher les informations à la source. Vers 10 heures, une cinquantaine d'ouvriers et de syndicalistes, rassemblant des sidérurgistes de Florange, mais aussi de Fos-sur-Mer et de Dunkerque, ont-ils décidé de mener une « action coup de poing » en investissant les locaux du siège du groupe ArcelorMittal France à Saint-Denis en région parisienne.

Ils ont finalement été reçus par Hervé Bourrier, directeur du groupe ArcelorMittal France. « Affligeant », affirmaient les métallos en fin d'entrevue, « la direction est incapable de nous donner des infos, ni de nous dire s'il y a encore de l'espoir pour Florange », indiquait Frédéric Weber.

« Quel espoir pour Florange ? »

Dans la soirée, en réaction aux événements précédents, une délégation était reçue par le chef de cabinet d'Arnaud Montebourg au ministère du Redressement productif avec les mêmes revendications : « Quel espoir pour Florange ? ».

Le directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, Stéphane Israël, a rappellé aux membres de la délégation que le gouvernement « ne s'interdisait aucune piste » pour assurer la pérennité du site de Florange et que « le gouvernement a demandé au groupe ArcelorMittal de présenter, assez rapidement, sa stratégie pour Florange », selon Frédéric Weber. « Affaire à suivre, sans rien lâcher... » pour les métallos lorrains.

Stéphanie SCHMITT