Les parents d'élèves défendent leurs écoles

Publié le 21/03/2012
Des parents d'élèves étaient, hier, devant la préfecture de Metz pour protester contre les fermetures de classes. Mais le Conseil départemental de l'Éducation nationale a été boycotté
Les parents d'élèves défendent leurs écoles
Les parents d'élèves défendent leurs écoles
Des parents d'élèves étaient, hier, devant la préfecture de Metz pour protester contre les fermetures de classes. Mais le Conseil départemental de l'Éducation nationale a été boycotté

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mars 2012 / MTZ /

 

 

Même si le CDEN a été annulé, une poignée de parents était fidèle au poste, hier : Lemud et Châtel-Saint-Germain. Photo Gilles WIRTZ

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Ils n'étaient pas très nombreux, hier, devant la préfecture de Metz. Mais les parents de Lemud se repéraient de loin avec leurs gilets fluo. Ils avaient même installé sur le pavé une mini-école dans laquelle se serraient des moutons en carton.

À leur côté, une poignée de parents de Châtel-Saint-Germain est venue porter une pétition au conseil général. 467 personnes ont apposé leur signature au document Non à la fermeture de classe. Car les enfants de maternelle se retrouveraient à 27 dans une classe unique à la rentrée prochaine. Les parents ont fait leur calcul (« On a fait le tour des nounous, on a regardé les listings en mairie, des parents nous ont appelés... », détaille une maman). Eux avancent le nombre de 35 enfants. « On est au-dessus du seuil de fermeture de 32 ! »

« Et les CRS qui n'arrivent que maintenant à Châtel n'ont pas été comptés », rappelle un père de famille, Emmanuel Humbert.

Du côté de Lemud, les parents semblent ne plus en pouvoir de cette logique comptable. Le regroupement scolaire entre leur village, Ancerville et Aube aurait des classes doubles jusqu'au CM2 et une à trois niveaux en maternelle.

Sur une pancarte, il y a écrit : Cherche parents volontaires.

S'ils ont fait le pied de grue, hier, au centre-ville de Metz, c'est parce qu'au même moment devait se tenir le Conseil départemental de l'Éducation nationale. Devait... car le boycott a été tel que le quorum n'a pas été atteint.

FO, la FSU, le SGEN-CFDT, la FCPE et le Snuipp ont refusé de siéger. « Les deux grandes raisons sont les suppressions de postes et le problème des convocations qui ne sont jamais arrivées », explique Eric Zolver, secrétaire départemental du Snuipp. Les suppressions annoncées concernent 84 postes de remplaçants et 27 en Rased (Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), pour le premier degré. Les collèges et les lycées paieront eux un tribut de 103 postes en Moselle. Dans les écoles messines, six classes sont sur la sellette.

Seule l'Unsa regrette que le CDEN ne se soit pas tenu. Le syndicat aurait bien rappelé au conseil général un ancien dossier... « Nous manquons d'informations sur l'avancement du projet départemental pour les collèges : quid de Bernanos ? Quid de Verny ? » Des questions qui se poseront le 26 avril, date à laquelle le CDEN a été repoussé.

Charline POULLAIN.