Les soignants de l'AOFPAH protestent

Publié le 31/03/2011
Les salariés de l'AOFPAH (association des oeuvres en faveur des personnes âgées et/ou handicapées), qui gère cinq établissements à Freyming-Merlebach et environs, se sont mobilisés en organisant une grève sous la forme d'un débrayage, de midi à 14 h, hier mercredi.
Les soignants de l'AOFPAH protestent
Les soignants de l'AOFPAH protestent
Les salariés de l'AOFPAH (association des oeuvres en faveur des personnes âgées et/ou handicapées), qui gère cinq établissements à Freyming-Merlebach et environs, se sont mobilisés en organisant une grève sous la forme d'un débrayage, de midi à 14 h, hier mercredi.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 31 Mars 2011 / FOR
 

 

Les grévistes se sont réunis à la maison de retraite Sainte-Elisabeth à Freyming-Merlebach mais ils venaient également de l'institut d'éducation motrice Les Jonquilles, de la maison d'accueil spécialisée Les Floralies ou des foyers résidences Soleil et Sainte-Barbe.

Ce mouvement, qui faisait écho à un appel national, vise à protester contre la réforme de la convention collective nationale (CCN 51), annoncée par la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne à but non lucratif (FEHAP).

Les personnels FEHAP, aux quatre coins de France et donc en Moselle-Est, craignent la suppression d'acquis sociaux. Les nouvelles dispositions à l'étude pourraient remettre en cause les récupérations de jours fériés ou la valorisation de l'ancienneté.

« Nous craignons également la suppression de la prime du dimanche travaillé, une redistribution au mérite d'une autre prime dite décentralisée. Ce remaniement de nos statuts est inacceptable », martèle une aide-soignante de la maison Sainte-Elisabeth.

Démantèlement

Le mouvement de grève était conduit par les représentants CFDT de l'AOFPAH à Freyming-Merlebach. Des salariés du SESSD-AFP (Paralysés de France) de Freyming-Merlebach se sont associés au mouvement. Des salariés FEHAP de tout le pays se sont également rendus à Paris où d'autres manifestations se tenaient à ce sujet à l'occasion de l'assemblée générale de la FEHAP. « C'est un démantèlement de la convention collective. Nous luttons dans l'intérêt commun de l'ensemble des salariés du secteur médico-social », poursuit une porte-parole CFDT.

A Freyming, Pierre Truscello, directeur de l'AOFPAH, a pris acte de cette protestation dont les revendications sont d'ordre national. Il se félicite de la forme prise par cette grève : « Les salarié(e) s de l'AOFPAH ont fait preuve de responsabilité. Il n'y a pas eu de perturbations majeures dans nos établissements. Ce débrayage entre midi et deux a permis de préserver le souci de la prise en charge des personnes âgées ou handicapées ».