Les syndicats attendent une forte mobilisation

Publié le 24/06/2010 (mis à jour le 25/06/2010)
Vingt et un juin, Fête de la musique... Vingt-quatre juin, Faites la manif ! En vedette exclusive : l'avenir de nos retraites ! »
Les syndicats attendent une forte mobilisation
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Vingt et un juin, Fête de la musique... Vingt-quatre juin, Faites la manif ! En vedette exclusive : l'avenir de nos retraites ! »

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 24 Juin 2010 / Région
 

 

Le 27 mai dernier, 5 000 personnes ont manifesté dans les rues de Metz. Les syndicats espèrent davantage de mobilisation aujourd'hui. Photo archives RL

L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FSU-Solidaires -UNSA veut réussir, aujourd'hui, sa journée d'action contre la réforme des retraites. Son mot d'ordre : « Pas touche à nos 60 ans ! »

LE FAIT DU JOUR

L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FSU-UNSA et Solidaires, sans FO et la CFE-CGC, veut faire entendre sa propre musique, aujourd'hui, en rassemblant dans la rue tous les mécontents de la réforme des retraites. « On en connaît maintenant le contenu. Le gouvernement est passé en force, sans véritable concertation. Et le président de la République ne respecte pas sa parole de ne pas toucher aux 60 ans ! C'est une réforme à la va-vite alors qu'elle mériterait un vrai débat national, où tout le monde doit être impliqué. »

Stéphane Vannson, porte-parole de l'intersyndicale, bat le rappel de la mobilisation générale avec un objectif chiffré clair : « Dans la rue, nous voulons faire deux fois mieux que lors de la dernière journée d'action du 27 mai », dit-il. Il faudra alors drainer plus de 5 000 personnes à Metz et dépasser les 20 000 à Nancy pour parler de succès de la mobilisation.

Et pour y parvenir, l'intersyndicale n'a pas ménagé ses efforts ces derniers jours, notamment en Moselle. Au début de la semaine, de bon matin, entre 6 h 30 et 8 h, les militants ont distribué des tracts dans les principales gares du département. Une opération similaire, menée sous forme de caravane de voitures, a été orchestrée par les syndicats du côté de Hambach aux abords du site de Smart, à 5 h 30. Même scénario au poste de travail de l'après-midi aux portes de l'usine PSA Peugeot Citroën de Trémery, ou encore chez le sidérurgiste Ascométal à Hagondange. Dans le même temps, les syndicats ont mis en place, aux quatre coins du département, un service de ramassage par bus des salariés dans les principales villes.

Les salariés du privé et les fonctionnaires

« Nous avons volontairement ciblé ces appels à la mobilisation vers les salariés du privé. Cette réforme fait peser la quasi-totalité des efforts sur ces salariés », répète l'intersyndicale. Des bus entiers de salariés en grève sont attendus de nombreuses usines et sites industriels, entre autres d'ArcelorMittal Florange et Gandrange naturellement, d'Ineos à Sarralbe et Continental à Sarreguemines, ou encore de la plateforme chimique de Carling. « Mais, on attend aussi beaucoup de fonctionnaires et d'enseignants », assurent les syndicats. De nombreux enseignants devraient également descendre dans la rue.

Les prévisions annoncent un gréviste sur deux dans les écoles maternelles et primaires.

Et même si les régimes spéciaux ne sont pas encore concernés par la réforme, les cheminots seront aussi présents. La SNCF prévoyait, d'ores et déjà, de sérieuses perturbations du trafic ferroviaire dès hier soir, 20 h. (lire par ailleurs).

Enfin, l'intersyndicale, qui dénonce dans tous ses tracts « une réforme injuste qui pénalise ceux qui ont commencé à travailler jeune », compte bien voir dans le cortège d'aujourd'hui de nombreux retraités. « L'enjeu est tellement important. Cette réforme est un mauvais coup pour toutes les générations », explique Stéphane Vannson.

Bernard KRATZ.