Les techniciens supérieurs de l'armée sont en colère

Publié le 26/01/2011
Devant l'état-major, avenue De-Lattre-de-Tassigny, à Metz, une cinquantaine de personnes brandissait, hier, des banderoles TSEF en colère.
Les techniciens supérieurs de l'armée sont en colère
Les techniciens supérieurs de l'armée sont en colère
Devant l'état-major, avenue De-Lattre-de-Tassigny, à Metz, une cinquantaine de personnes brandissait, hier, des banderoles TSEF en colère.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 26 Janvier 2011 / MTZ
 

 

Les techniciens supérieurs de l'Armée demandent une reconnaissance de leur travail à travers la requalification en cadres A.  Photo Gilles WIRTZ.

Ces techniciens supérieurs d'études et de fabrication sont au coeur de la réforme de la filière technique du ministère de la Défense.

« Ce corps travaille dans le service essence des armées, dans l'infrastructure de défense et à la plateforme informatique », détaille Jean-Luc Champonnois, pour l'intersyndicale Unsa Défense-CGC-CGT et CFDT.

« La problématique vient de la commission technique paritaire ministérielle. Il avait été acté que le corps de TSEF serait intégré en cadres de catégorie A, mais, à la dernière minute, ça a été non ! ».

Seules 800 personnes sur 4 000, en France, sont passées de la catégorie B à la catégorie A.

« Notre ministre était d'accord pour basculer le corps mais c'est la Fonction publique qui bloque », poursuit Jean-Luc Champonnois.

L'intersyndicale a donc transmis, hier, sa motion aux responsables du centre ministériel de gestion, qui gère le personnel de la région. Pour demander à nouveau l'arbitrage du premier ministre.

Des manifestations similaires ont eu lieu dans toute la France. A Metz, le cortège a été rejoint par des techniciens venus de Nancy et de Châlons-sur-Marne.

« Ce n'est pas uniquement une question de salaire, souligne Jean-Luc Champonnois, mais de reconnaissance de notre travail, de notre statut. Nous avons un niveau licence et nous faisons le même boulot que les cadres A ! ».

Ch. P.