MAIRIE DE THIONVILLE : un organigramme à la vitesse de l'éclair

Publié le 20/02/2009
«On n'a pas vraiment compris pourquoi tant de précipitation,» commentent les syndicats qui, sur le coup-là, se sont serré les coudes entre CGT, CFDT et FPT ­ fonction publique territoriale ­.
MAIRIE DE THIONVILLE : un organigramme à la vitesse de l'éclair
MAIRIE DE THIONVILLE : un organigramme à la vitesse de l'éclair
«On n'a pas vraiment compris pourquoi tant de précipitation,» commentent les syndicats qui, sur le coup-là, se sont serré les coudes entre CGT, CFDT et FPT ­ fonction publique territoriale ­.

Philippe Roustan, de son côté, explique qu’il fallait «marquer le changement, revenir à une structure plus classique avec une volonté de rationaliser les effectifs.» Les grincements de dents se sont fait entendre bien au-delà des épais murs de la mairie. Le jeu des chaises musicales n’est pas une chose aisée.
«Nous, poursuit l’intersyndicale, on estime qu’ils ont vraiment été trop vite. Qu’ils auraient pu attendre au moins six mois, analyser, voir comment les services fonctionnaient et qu’ensuite, ils auraient pu prendre leurs décisions.» D’un autre côté, la municipalité n’avait pas envie de faire traîner les choses en longueur. Elle voulait marquer le changement d’autant que dans les services chacun se demandait un peu à quelle sauce il allait être mangé. Les rumeurs se succédaient aux indiscrétions. Pire peut-être, la réalité inspirait ces rumeurs. «Lorsque vous téléphonez dans un service et découvrez que la personne avec laquelle vous aviez l’habitude de travailler a été déplacée… ça fait un choc,» témoigne anonymement une fonctionnaire. Plus personne n’arrivant à faire la part du feu. Mutation ascenseur ou mutation sanction.
Aujourd’hui, le personnel est stabilisé. L’organigramme achevé. Les chefs de service nommés. Les personnes qui avaient été sorties de leur compétence pour être nommées dans d’autres services ont dans l’ensemble pris leurs marques. «Certains ont su montrer leurs compétences et su se mettre en valeur,» se félicite le directeur général des services. C’est un peu ce qu’il recherchait. Casser les habitudes, rompre avec d’anciennes pratiques, apporter du sang neuf dans les services, amener les directeurs à découvrir des secteurs qu’ils ne connaissaient pas. Dangereux. «On a vu arriver des jeunes dans les services sans qu’ils aient montré ce qu’ils savaient faire, se souvient l’intersyndicale sans montrer d’agressivité particulière. Alors que certains anciens attendaient leur tour. On a vu aussi d’autres collègues bien placés se voir rétrograder.» Oui, le personnel aurait aimé être concerté avant tout ce charivari. «S’il y avait eu concertation, avoue Philippe Roustan, on y serait encore dans trois ans. C’est au pouvoir hiérarchique de décider et non aux salariés de se mettre eux-mêmes en place
Le dialogue s’est tout de même engagé. Une fois les cinq responsables de pôle mis en place. «Les directeurs généraux adjoints se sont tournés vers les gens qui allaient composer leur groupe de compétence. Pour autant, ce n’était pas un dialogue ouvert sur la place publique et les syndicats n’ont pas été associés.» Le Comité technique paritaire s’est réuni et a accepté le nouvel organigramme. «On a fait des courriers. Certaines corrections ont été apportées. Mais pas tout,» remarquent encore les syndicats.
Publié le 20/02/2009 (Thionville)