MANIFESTATION : BANDEROLES ET GILETS FLUO DE PROTESTATION

Publié le 09/10/2009
Merci Sarko d'avoir volé mon pouvoir d'achat, mes points sur mon permis et mon job » : au rond-point d'Hambach, la protestation s'affiche sur la vitre arrière monospace appartenant à un salarié de Johnson Controls.
MANIFESTATION : BANDEROLES ET GILETS FLUO DE PROTESTATION
MANIFESTATION : BANDEROLES ET GILETS FLUO DE PROTESTATION
Merci Sarko d'avoir volé mon pouvoir d'achat, mes points sur mon permis et mon job » : au rond-point d'Hambach, la protestation s'affiche sur la vitre arrière monospace appartenant à un salarié de Johnson Controls.

Quelques voitures sont garées juste avant ledit rond-point, dans le sens Sarreguemines-A4. A quelques mètres, les gilets fluos orange de la CFDT se repèrent dans la pelouse du rond-point. Une trentaine de salariés de l’usine sarregueminenoise de batteries est assise au pied de ladite banderole. Sur cette dernière, les revendications : l’emploi, le maintien du site. Juste à côté, une pancarte annonce ' Fermoba 142 licenciements ' [information non confirmée par la direction, N.D.L.R.]. Une vingtaine de membres du collectif de défense contre la pollution, en lutte contre l’implantation d’une centrale électrique à Hambach sont là aussi. Avec une grande banderole disant ' Nicolas, ici ils flinguent ton Grenelle '. Sont présents des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot. Owen, 4 mois et demi, vit sa première manifestation dans les bras de sa maman.
10 h 45, les Pumas présidentiels se font entendre dans les airs au-dessus du rond-point. Au sol, les noms d'oiseaux pleuvent envers le chef de l’Etat. Pancartes et banderoles sont brandies avec force. «Il ne les verra peut-être même pas… », lâche un manifestant. Une heure plus tard, le Puma dans lequel se trouve Nicolas Sarkozy quitte Hambach, direction Woippy. Une des banderoles est posée à terre «pour être bien vue. » Les opposants ne sont pas très nombreux. Du Puma, ils ne sont que des petits points. Mais ils sont là, pour dire leur colère, leur détresse aussi face aux multiples plans sociaux que subit le bassin d'emploi de Sarreguemines.
Odile Becker.

Publié le 09/10/2009 - Sarreguemines