Marche solidaire

Publié le 18/10/2012
Une centaine de personne a manifesté hier dans les rues du centre ville à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère.
Marche solidaire
Marche solidaire
Une centaine de personne a manifesté hier dans les rues du centre ville à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 18 Octobre 2012 / MTZ /

 

 

Une centaine de personnes ont défilé dans les rues du centre-ville messin en faveurdes plus démunis, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. Photo Karim SIARI

« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. » C'est ce message, gravé en l'honneur des victimes de la misère sur la dalle du pont Saint-Georges, à Metz, que plusieurs associations ont tenu à faire passer, hier, de manière pacifique.

Partis de la colonne de Merten, à l'entrée de la rue Serpenoise, les manifestants - ils étaient une centaine - ont profité de la Journée mondiale du refus de la misère pour rappeler les conditions de vie difficile des victimes de la pauvreté et inciter tout un chacun à oeuvrer pour une société plus juste et plus équitable.

Souffrance

« On ne peut pas faire comme si de rien était alors que certaines personnes souffrent, chaque jour, et ne bénéficient pas du minimum pour vivre. Il est utopique de croire qu'un jour, il n'y aura plus aucune forme de misère. Mais on peut au moins la faire reculer en posant les bases d'une société plus égalitaire », explique Gérard Reibel, correspondant local d'ATD Quart-Monde.

Les témoignages multiples, recueillis par les travailleurs sociaux, ont été repris à l'occasion de ce rassemblement afin de mettre des mots sur une misère qui pousse le plus souvent ses victimes dans l'anonymat. À l'image d'un mendiant en chaise roulante, en proie à des quolibets, ou d'un Rom obligé de vivre dans des conditions intolérables après avoir fui son pays, les multiples portraits de la misère témoignaient, hier, du caractère polymorphe d'un mal transgénérationnel.

« Les gens sont de plus en plus individualistes, et la misère est désormais montrée du doigt comme une maladie honteuse. Mais cela peut arriver à chacun d'entre nous, car tout peut aller très vite dans notre société », regrettaient Clara et Claire, 22 et 19 ans, toutes deux en première année à l'IRTS de Lorraine et présentes en première ligne du cortège.

Le Mrap, Pep 57, ATD Quart-Monde, RESF 57, la CFDT ou encore le Foyer Saint-Eloy de Woippy comptaient également parmi la cohorte d'associations ayant répondu à cet appel en faveur des plus démunis.

K. I.