Mittal : Lavilliers regagne le front

Publié le 16/10/2012
Sa venue ce jeudi à Florange est plus que probable. Bernard Lavilliers, indéfectible soutien des Mittal,est attendu par des militants en quête de réconfort... et de résonance médiatique.
Mittal : Lavilliers regagne le front
Mittal : Lavilliers regagne le front
Sa venue ce jeudi à Florange est plus que probable. Bernard Lavilliers, indéfectible soutien des Mittal,est attendu par des militants en quête de réconfort... et de résonance médiatique.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 16 Octobre 2012 / Région /

 

 

À Paris comme à La Passerelle (photo), le chanteur avait publiquement affiché son soutien aux métallurgistes. Ces derniers l'attendent ce jeudi, à un peu plus d'un mois du délai accordé par Mittal pour trouver un repreneur d'une partie du site florangeois. Photo Archives Dominique STEINMETZ

Il avait répondu présent à Florange, avait convié l'intersyndicale à prendre la parole sur scène et n'avait pas hésité à croiser son emploi du temps avec ceux des militants pour un concert unique à Paris.

Celui qui honorait tous ces hommes de l'acier dans son titre Fensch Vallée signerait son retour à Florange, ce jeudi. Les négociations sont plus que bien avancées dans les tuyaux, garantit un cédétiste, mais point de frénésie. Un imprévu de dernière minute... est toujours possible.

Mais à Florange, on veut y croire, et dur comme fer. Le compte à rebours des 60 jours pour la reprise d'une partie de l'usine intégrée, « cadeau » de Mittal, est lancé. Et jusqu'à présent, pour la CFDT-CGT-FO, le compte n'y est pas justement. Alors un soutien public comme celui de Lavilliers, qui plus est, réitéré, apporterait une bulle d'oxygène dans cette semaine où le souffle sera à nouveau mis à rude épreuve.

Hier, pendant que les managers de Florange rencontraient les salariés de la filière liquide, deux représentants de l'intersyndicale se sont invités à la réunion, n'hésitant pas à réaffirmer leur position respective. Frédéric Weber et Jean Mangin sont d'accord sur un point, néanmoins : « La direction a bien précisé que la situation était condamnée, qu'elle n'était pas là pour proposer quelque chose, mais qu'elle était présente pour recueillir les angoisses et les craintes de chacun ». Elle a, par ailleurs, annoncé qu'elle partira très prochainement à la rencontre des employés à l'agglomération, à Rombas.

« Sans présenter aucune garantie pour l'avenir », glisse Frédéric Weber. Qui ajoute que des actions sont au menu de ces prochains jours.

Emmanuel CORREIA.