Nancy 2 : Les enseignants chercheurs bloquent les notes

Publié le 22/01/2009
Environ un tiers des enseignants et enseignants-chercheurs de l'université Nancy 2 ont décidé, hier, de bloquer les notes d'examens pour dénoncer la réforme du statut d'enseignant-chercheur.
Nancy 2 : Les enseignants chercheurs bloquent les notes
Nancy 2 : Les enseignants chercheurs bloquent les notes
Environ un tiers des enseignants et enseignants-chercheurs de l'université Nancy 2 ont décidé, hier, de bloquer les notes d'examens pour dénoncer la réforme du statut d'enseignant-chercheur.

Environ un tiers des enseignants et enseignants-chercheurs de l’université Nancy 2 ont décidé, hier, de bloquer les notes d’examens pour dénoncer la réforme du statut d’enseignant-chercheur. «Nous sommes 168 sur environ 700 à avoir pris cette décision. Comme on est attaqués au cœur de notre métier, il s’agit d’avoir une action visible, aux répercussions immédiates », a expliqué Nicolas Grégori, secrétaire local du Snesup.

Punition

Un décret du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche doit donner pouvoir aux universités de moduler le temps de service des personnels entre enseignement, recherche et tâches administratives. «Il va y avoir des évaluations faites selon des critères inconnus. Les bons chercheurs seront ceux qui cherchent où on leur demande de chercher. Cela va à l’encontre de la liberté de pensée que nous garantissait jusqu’alors notre statut de fonctionnaire d’Etat, estime M. Grégori. L’enseignement devient une punition, le parent pauvre de la recherche, ce qu’on ne veut pas. »
Le mouvement, appelé par une intersyndicale Sgen-Snesup-Unsa-autonomes, vise également à protester contre la «mastérisation» de la formation des enseignants, synonyme selon les protestataires de baisse de qualité de cette même formation. Le syndicat Unef de Nancy a déclaré être solidaire du mouvement, appelant à une mobilisation le 29 janvier.
Une dizaine d’universités en France sont touchées par les rétentions de notes, dont Paris 1, 3 et 7 ou encore Toulouse 3, selon Michel Piecuch, secrétaire fédéral du Sgen-CFDT, qui a dit «ne pas appeler à ce genre d’action ».
«Nous avons beaucoup négocié pour cette réforme. Nous réclamons des discussions avec la ministre avant que le décret passe au Conseil d’Etat », a-t-il précisé.

Publié le 22/01/2009 (France)