Où est la stratégie industrielle dans tout ça ?

Publié le 09/05/2012
Le comité d'établissement extraordinaire très agité d'hier n'a pas apporté de réponse à l'inquiétude des salariés d'ArcelorMittal, à Florange.
Où est la stratégie industrielle dans tout ça ?
Où est la stratégie industrielle dans tout ça ?
Le comité d'établissement extraordinaire très agité d'hier n'a pas apporté de réponse à l'inquiétude des salariés d'ArcelorMittal, à Florange.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 05 Mai 2012 / Région /

 

 

 

Ce CE, organisé afin d'éclaircir les choix de la direction sur les transferts de production de 15 000 tonnes du packaging (emballage) vers d'autres sites du groupe, laisse les représentants du personnel perplexes. « Où est la stratégie industrielle dans le packaging ? Mittal concentre sa production sur les sites les plus rentables au détriment de Florange », regrette Fréderic Weber (CFDT). Yves Fabbri (CGT) ne voit rien venir, si ce n'est le signe très inquiétant « d'une réflexion engagée par le groupe sur le site de Florange. Un site pour lequel on ne compte plus les coups portés par la direction d'ArcelorMittal ». La seule réponse sur les commandes transférées ailleurs, livrée par le directeur Thierry Renaudin aux salariés qui ont envahi la salle du CE est, selon François Pagano (CFE/CGC), « qu'à Liège tout comme à Basse-Indre, il fallait préserver une ligne de production afin d'éviter un drame social ! » On est bien loin des préconisations du rapport Secafi ordonné dans le cadre du droit d'alerte.

Un rapport qui appelle à relancer les lignes de production du packaging, en redémarrant le haut fourneau de Florange pour reconquérir les parts de marché perdues au profit des concurrents. Ce qui permettrait de retrouver le niveau de 1,6 Mt, tout en privilégiant des produits techniques. Ce redémarrage est surtout espéré par les syndicats, cet été, afin de compenser l'arrêt, pour révision, du haut fourneau 2 de Dunkerque.

Enfin, les représentants du personnel attendent que le groupe engage rapidement une enveloppe de 4 MEUR pour lancer les premiers essais de simulation sismique du projet Ulcos. « Il faudra bien qu'on les trouve », aurait répondu Thierry Renaudin.

B. K.