Paroles de cokiers : «Pour qu'on puisse vivre»

Publié le 26/09/2009
Michel Weinert (CFE-CGC), Jürgen Martin (CFDT), Philippe Ponsin, cokier depuis un an , un groupe de salariés d'une entreprise sous-traitante, Arnaud, jeune cokier ...
Paroles de cokiers : «Pour qu'on puisse vivre»
Paroles de cokiers : «Pour qu'on puisse vivre»
Michel Weinert (CFE-CGC), Jürgen Martin (CFDT), Philippe Ponsin, cokier depuis un an , un groupe de salariés d'une entreprise sous-traitante, Arnaud, jeune cokier ...

Michel Weinert (CFE-CGC) : «Les hommes et les femmes de la cokerie, qui ont toujours été sages, avaient besoin de sortir de l’usine et de manifester leur exaspération. Les négociations sur le plan social ont du mal à avancer. D’où le sentiment d’être menés en bateau. Pourtant, les cokiers ont toujours joué le jeu depuis trois mois».
Jürgen Martin (CFDT) : «Nous allons encore négocier jusqu’à lundi mais si les cokiers ne sont pas satisfaits, ils réclameront encore de l’action».
Philippe Ponsin, cokier depuis un an : «J’ai été débauché d’une autre entreprise pour venir à la cokerie. On m’avait laissé croire à de belles possibilités d’évolution de carrière. Et aujourd’hui, l’usine ferme. C’est très frustrant. Du boulot, il n’y en a plus beaucoup. D’ailleurs, en terme de reclassement, les solutions de l’actionnaire sont essentiellement des CDD en Allemagne. Ce sera des jobs sans lendemain. C’est pour ça qu’on veut que l’actionnaire ouvre son portefeuille, pour que nous puissions tenir jusqu’à la reprise avec nos familles. Pour qu’on puisse vivre».
Un groupe de salariés d’une entreprise sous-traitante : «Pour nous, c’est l’inconnu après la cokerie. On craint de devoir subir des modifications de contrat et des mutations aux quatre coins du pays. L’agence naborienne de notre boîte fonctionne uniquement avec la cokerie. Nous travaillons dans cette usine à 100 % de notre temps».
Arnaud, jeune cokier : «Nous avons l’impression d’avoir été bernés avec cette histoire de reprise. Il paraît que le Chinois soi-disant intéressé veut qu’on lui paie le billet d’avion pour venir. S’il n’a pas d’argent pour le voyage, ça m’étonnerait qu’il en ait pour acheter la cokerie. Aujourd’hui, on manifeste pour obtenir un plan social digne des efforts que, nous, nous avons faits».

 

Publié le 26/09/2009 ( Saint-Avold - Freyming-Merlebach)