Premiers signes de reprise chez ArcelorMittal

Publié le 06/01/2010
Alors qu'ArcelorMittal posait, hier à Yutz, la première pierre du centre de formation des apprentis, un CE du site de Florange doit confirmer, aujourd'hui, la suspension du chômage partiel au 1er trimestre 2010.
Premiers signes de reprise chez ArcelorMittal
Premiers signes de reprise chez ArcelorMittal
Alors qu'ArcelorMittal posait, hier à Yutz, la première pierre du centre de formation des apprentis, un CE du site de Florange doit confirmer, aujourd'hui, la suspension du chômage partiel au 1er trimestre 2010.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 06 Janvier 2010. / Lorraine / Société

Hervé Bourrier, 47 ans, est passé chez Rhône-Poulenc et Pechiney avant d'exercer ses compétences chez ArcelorMittal. Aujourd'hui, il est le directeur général du groupe en France.

Ce comité d'entreprise devrait apporter une bonne nouvelle ! » Henri Blaffart, directeur de l'usine des aciers plats d'ArcelorMittal à Florange, confirme, à demi-mot, la suspension des mesures de chômage partiel qui frappaient le site depuis près d'un an.La direction des ressources humaines aurait annoncé, lundi, cette décision, selon la CGT. De fait, elle prévoyait de prolonger le chômage partiel jusqu'en avril, à raison de 8 jours pour certaines catégories de personnel. Environ 600 salariés, sur les 2 900 de Florange, seraient concernés. Une mesure envisagée car les carnets de commandes, venant des clients de l'automobile et de l'industrie des biens d'équipement, sont bien garnis. N'empêche qu'ArcelorMittal se garde d'anticiper la reprise. « On n'a pas de visibilité à plus de trois mois. Ca va mieux, la demande s'améliore, mais il faut rester très prudent », a affirmé Hervé Bourrier, le nouveau directeur général d'ArcelorMittal France, venu, hier matin, poser la première pierre du centre de formation des apprentis aux métiers de la sidérurgie au Cefasim de Yutz (lire par ailleurs).
Il s'agit d'une embellie mais sera-t-elle durable ? A Florange en tout cas la production ne s'appuie toujours que sur un seul haut fourneau. « Pour l'instant, cela suffit pour répondre à la demande », précise Hervé Bourrier. Rappelons que le groupe envisage de faire tourner ces installations à 70 % cette année contre 50 % en moyenne en 2009, comme pour mieux révéler la fragilité du marché de l'acier, qui est lié pour l'essentiel à la croissance des pays émergents, Chine en tête où les usines sidérurgiques tournent à plus de 85 % de leurs capacités.Des travaux d'entretien seront engagés sur les deux hauts fourneaux de Patural, à Hayange, car « nous voulons disposer de deux hauts fourneaux en état de fonctionner », remarque Henri Blaffart. Dans le même temps, les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC réclament à l'unisson « d'ouvrir le robinet des embauches, le maintien de la 5e équipe pour fonctionner en toute sécurité ». Ils soulignent qu'à Florange, un salarié sur deux partira à la retraite dans les cinq années à venir. Ils insistent aussi fortement sur le maintien des niveaux de compétences. Mais, alors que le groupe annonçait en marge du comité européen d'entreprise de Luxembourg 10 000 nouvelles suppressions d'emplois, la direction d'ArcelorMittal France n'évoque à aucun moment la perspective de nouvelles embauches. Hervé Bourrier se dit déjà satisfait d'avoir trouvé une solution de reclassement pour l'ensemble des salariés de l'aciérie de Gandrange.