PTU et amertume

Publié le 10/03/2012
La perspective de la construction d'un hôpital neuf et moderne (PTU) dans le Bassin houiller s'éloigne inexorablement.
PTU et amertume
PTU et amertume
La perspective de la construction d'un hôpital neuf et moderne (PTU) dans le Bassin houiller s'éloigne inexorablement.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 10 Mars 2012 / FOR

Son évocation même donne des boutons au directeur de l'agence régionale de la Santé (ARS) à Nancy. Tandis que l'administrateur provisoire des hôpitaux publics du Bassin houiller a avoué que cette direction était abandonnée.

Les syndicats sont amers mais pas surpris. Emmanuel Magno (FO) note que l'abandon du projet PTU est désormais acté : « Nous le regrettons, nous qui avions même posé symboliquement la première pierre de cet hôpital, finalement mort-né, sur le terrain de Betting. Mais l'ARS a d'emblée mis à mal ce projet en imposant une condition impossible à remplir : le retour à l'équilibre financier des hôpitaux du secteur. Or on sait que la plupart des hôpitaux sont en déficit en France ». Alain Marchetto (CFE/CGC) : « Le projet médical intermédiaire, validé par l'ARS, devait donner une lisibilité dans l'offre de soins et conduire à la création d'un PTU. Or l'ARS remet en cause ce projet médical intermédiaire et de surcroît annonce la probable fin du PTU ».

Guy Kuhnen (CFDT) considère que les masques sont tombés concernant le PTU : « J'ai demandé à ce que les 80 MEUR, mis de côté par l'Etat pour ce projet PTU, aujourd'hui jeté aux oubliettes, bénéficient tout de même au Bassin houiller et à ses hôpitaux dans d'autres restructurations. On m'a répondu, à l'ARS à Nancy, qu'on ne savait pas où était cet argent ! »