Raffineries : l'horizon se dégage

Publié le 26/10/2010
La grève donne des signes d'essoufflement dans les douze raffineries du pays.
Raffineries : l'horizon se dégage
Raffineries : l'horizon se dégage
La grève donne des signes d'essoufflement dans les douze raffineries du pays.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 26 Octobre 2010 / IG /

 

 Les salariés des raffineries de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Gravenchon (Seine-Maritime) et Reichstett (Alsace), réunis en assemblées générales, ont décidé de cesser leur mouvement de grève reconductible, a-t-on appris hier auprès de la fédération CFDT de la Chimie. L'Union française des industries pétrolières (UFIP, patronat du secteur) a annoncé, de son côté, que tous les dépôts pétroliers avaient été débloqués. « A partir du moment où la logistique est durablement ouverte, ça permet de réoptimiser le camionnage et d'améliorer les capacités de livraison », souligné l'Ufip. Toutefois, les difficultés se sont prolongées hier dans les stations-service, une sur trois rencontrant des problèmes d'approvisionnement, principalement dans l'Ouest et la région parisienne. Le ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo, tablait hier soir sur un objectif de « 4 stations sur 5 en état de fonctionnement » aujourd'hui. La pénurie a aussi entraîné une hausse moyenne du prix des carburants de trois à huit centimes d'euros par litre, selon Christine Lagarde, qui a jugé que les « abus » restaient toutefois limités : 40 procès-verbaux dressés contre des pompistes sur 2 000 contrôles des prix effectués ces deux derniers jours.Lorraine : une stationsur deux en difficulté

Hier, à la mi-journée, 71 stations sur 147 étaient en difficulté en Moselle, selon le décompte effectué par la préfecture. Même proportion en Meurthe-et-Moselle, avec 52 pompes à sec sur 116, dont vingt-cinq dans la seule agglomération nancéienne. Les Vosgiens étaient un peu mieux lotis : la préfecture d'Epinal annonçait une situation « quasi stable », soit 27 stations démunies sur 87. Partout, selon les services de l'Etat, ces pénuries étaient dues au manque de ravitaillement pendant le week-end, malgré l'autorisation de circuler accordée aux camions-citernes. En outre, de nombreux usagers auraient effectué des stockages préventifs. A cet égard, les autorités rappellent les règles de sécurité encadrant le transport d'essence, en particulier la nécessité d'« arrimer et caler solidement les récipients afin d'éviter toute fuite ».