REPERES - 1 400 départs volontaires à ArcelorMittal

Publié le 19/09/2009
Plus de 1 400 salariés des fonctions non-productives d'ArcelorMittal France ont choisi de partir, comme le visait le groupe, qui souhaite également mettre en place des temps partiels pour ses employés en fin de carrière.
REPERES - 1 400 départs volontaires à ArcelorMittal
REPERES - 1 400 départs volontaires à ArcelorMittal
Plus de 1 400 salariés des fonctions non-productives d'ArcelorMittal France ont choisi de partir, comme le visait le groupe, qui souhaite également mettre en place des temps partiels pour ses employés en fin de carrière.

Avec 1 440 départs volontaires, «l’objectif qui concernait 1 400 équivalents temps plein dans les fonctions supports a été atteint », a indiqué Hervé Bourrier, directeur général d’ArcelorMittal France.
Selon plusieurs syndicats, 2 855 salariés au total ont répondu à l’accord-cadre sur les départs volontaires signés en janvier par FO, CFTC et CFE-CGC.
Quelque 1 415 salariés ont décidé de partir dans les fonctions opérationnelles, a précisé Patrick Auzanneau, délégué syndical CFDT. La direction, qui n’avait pas donné d’objectif de départs dans les fonctions productives, ne confirme pas ce chiffre.
Souffrant d’une chute brutale de la consommation d’acier à cause de la crise économique, ArcelorMittal avait annoncé en décembre 2008 un plan de départs volontaires à l’échelle mondiale, d’abord limité aux fonctions non-productives, avec un objectif de 9 000 départs, puis étendu aux autres employés.
En France, le guichet départs était ouvert jusqu’au 30 juin.
Ce programme «s’est déroulé dans le respect mutuel en donnant la priorité au dialogue social et en accompagnant les personnes ayant souhaité le rejoindre », s’est félicité M. Bourrier.
«Maintenant, il va falloir que les entreprises se réorganisent en fonction des départs car ce n’est pas forcément uniforme par métier et par site », a commenté Xavier Le Coq, délégué CFE-CGC.
Fin juillet, en publiant ses résultats financiers, ArcelorMittal avait indiqué que ses effectifs avaient été réduits d’environ 20 000 sur le premier semestre à 296 000 employés.
Face à ces départs, Jacques Laplanche, délégué CGT, a regretté désormais un «problème de compétences », se demandant «avec qui on va faire tourner les hauts-fourneaux ».
Alors que la demande reprend timidement, ArcelorMittal a décidé de redémarrer en France un haut-fourneau sur le site lorrain d’Hayange-Florange en août et en octobre, un autre à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Publié le 19/09/2009 (France et Monde)