Rêve et réalité

Publié le 16/03/2012
Si tu ne viens pas à Florange, Florange ira à toi... En invitant les syndicats d'ArcelorMittal lundi prochain à L'Élysée, Nicolas Sarkozy espérait apaiser les tensions. CGT, CFDT et FO préférant agir que subir, 200 salariés se sont rendus hier à Paris pour un « dialogue » impromptu avec le président-candidat.
Rêve et réalité
Rêve et réalité
Si tu ne viens pas à Florange, Florange ira à toi... En invitant les syndicats d'ArcelorMittal lundi prochain à L'Élysée, Nicolas Sarkozy espérait apaiser les tensions. CGT, CFDT et FO préférant agir que subir, 200 salariés se sont rendus hier à Paris pour un « dialogue » impromptu avec le président-candidat.

© L'Est Républicain, Vendredi le 16 Mars 2012 / Une-LUN / Besançon

 


Certes, les métallos n'avaient pas rendez-vous. Nicolas Sarkozy a aussitôt dénoncé une « manoeuvre » de la CGT. Mais difficile de crier à la provocation quand l'État lui-même a fourni à quatre bus de manifestants une escorte de CRS pour les conduire directement... à un barrage de gendarmes mobiles ! Il faut tout le pittoresque d'un Damien Meslot, député UMP de Belfort, pour exiger, en plus, de François Hollande qu'il s'en excuse.

À Florange, certains avaient annoncé qu'ArcelorMittal serait « le cauchemar du gouvernement ». On n'en est pas là, bien sûr. L'incident de Paris doit pourtant suffire à Nicolas Sarkozy, qui se veut le « candidat du peuple », à mesurer la distance qui sépare encore son rêve de la réalité.

Jean-Pierre Tenoux