Salaires : bras de fer chez Ascométal

Publié le 15/03/2012
Le personnel du site hagondangeois du sidérurgiste a lancé, hier, une grève aux contours pas arrêtés. La demande : une hausse conséquente des salaires.
Salaires : bras de fer chez Ascométal
Salaires : bras de fer chez Ascométal
Le personnel du site hagondangeois du sidérurgiste a lancé, hier, une grève aux contours pas arrêtés. La demande : une hausse conséquente des salaires.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 15 Mars 2012 / MTZ /

 

Les grévistes ont annoncé qu'ils débrayerontau minimum deux heures, aujourd'hui et demain. Photo Gilles WIRTZ

La saison des débrayages, pour cause de négociations annuelles obligatoires, s'arrête cette fois aux portes du sidérurgiste Ascométal, dont l'un des cinq sites français se trouve à Hagondange.

C'est là que Yan, Alain et leurs collègues ont déployé leur piquet de grève. « C'est un mouvement d'ampleur nationale. Les salariés se sont arrêtés à 6 h. Jeudi et vendredi [aujourd'hui et demain, ndlr], nous allons débrayer au minimum deux heures. Nos représentants syndicaux et la direction du groupe doivent se retrouver ce vendredi, à Paris, pour parler de la hausse des salaires. »

Voici donc un mouvement destiné à mettre la pression avant de s'asseoir, à nouveau, autour de la table des négociations. « Complètement, et on assume. C'est dans notre culture de sidérurgiste, clame Yan Amadoro (CGT). C'est comme cela que nous avons obtenu nos acquis. »

À la première réunion, la direction du groupe Ascométal, détenu depuis un an par un fonds de pension, a proposé une hausse générale de 1,7 % et une prime de 150 EUR. « Nous n'avons pas encore de position commune avec la CGT. De notre côté, nous voulons 3,5 % et une prime de 500 EUR », annonce Alain Hilbold, secrétaire de la section CFDT. L'autre syndicat ne veut rien de moins que 5 % de hausse salariale pour l'ensemble des personnels du groupe. Ils sont 580 sur le site mosellan.

« La suite dépendrades propositions »

« À l'issue de la deuxième réunion, nous nous réunirons en assemblée générale pour décider de la marche à suivre, prévient Yan Amadoro. Il est possible que la grève perdure. Cela dépendra des propositions de la direction. Pour l'instant, elle a envie de discuter avec nous. Nous attendons. Mais un groupe qui réalise 80 millions d'euros de résultat brut d'exploitation peut proposer plus que ce qu'il fait pour le moment. »

K. G.