SANTE CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE - Thionville dans la ronde de la fusion

Publié le 26/06/2009
C'est acté. Les Caisses primaires de Metz, Sarreguemines et Thionville ont chacune voté pour la fusion. A la fin de l'année, il n'y aura plus qu'une caisse unique départementale. Rationalisation et simplification des démarches pense la CFDT. Danger pour les usagers et les agents avertit FO.
SANTE CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE - Thionville dans la ronde de la fusion
SANTE CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE - Thionville dans la ronde de la fusion
C'est acté. Les Caisses primaires de Metz, Sarreguemines et Thionville ont chacune voté pour la fusion. A la fin de l'année, il n'y aura plus qu'une caisse unique départementale. Rationalisation et simplification des démarches pense la CFDT. Danger pour les usagers et les agents avertit FO.

Une page vient de se tourner, hier. La CPAM de Thionville a voté le projet de création d'une caisse primaire unique départementale. Officiellement, la caisse de Thionville sera dissoute à la fin de l'année. Pour l'heure, locaux et agents restent en place… Pour combien de termps ? craint le syndicat FO. 
Une page vient de se tourner, hier. La CPAM de Thionville a voté le projet de création d'une caisse primaire unique départementale. Officiellement, la caisse de Thionville sera dissoute à la fin de l'année. Pour l'heure, locaux et agents restent en place… Pour combien de termps ? craint le syndicat FO.

9h30, hier matin. Thionville vote par dix-neuf voix pour, quatre contre la création d’une caisse primaire unique départementale. Fini les trois caisses autonomes de Metz, Sarreguemines et Thionville. Bonjour, la Caisse primaire d’assurance maladie ­ CPAM ­ de Moselle. Une seule direction, un seul comité d’entreprise, un seul conseil d’administration. Dans le jargon, on appelle ça rationalisation ou mutualisation des moyens. FO et la CGT avaient demandé un report du vote, exigé des garanties pour le personnel, craignant de la mobilité forcée. Hier matin, rien ne s’est passé comme les délégués l’espéraient. A l’issue du vote, ils ont claqué la porte. «C’est vraiment regrettable de voir un syndicat (N.D.L.R., la CFDT) faire le sale travail. Le président Jean Kurzmann n’a fait aucun cas du personnel. » Au final, FO et la CGT craignent un vrai bouleversement des habitudes. Tant pour les usagers que pour les agents. «Qui nous garantit le service de proximité ? Qui nous dit que demain, Thionville continuera à exister ? Or, c’est près de 500 personnes par jour qui viennent à l’accueil.» FO demandait également des garanties pour les agents : «Les services sont mutualisés et tout a été désorganisé. Ils sont 280 à travailler à Thionville. Comment les choses vont-elles se profiler dans les années à venir ? Mutations forcées

Maintenir un bon service

Jean Kurzmann, le président de la caisse thionvilloise, n’a pourtant pas le sentiment d’abandonner qui que ce soit. «La départementalisation devait se faire. Qu’on soit d’accord ou pas. Soit on entrait dans le mouvement et accompagnait le projet. Soit, il se concrétisait par décret.» Les assurances demandées par FO, le président dit les avoir. Un courrier signé de Frédéric van Roekeghem, directeur général de la Caisse nationale annonce son attachement «au maintien, voire à l’amélioration de la qualité du service de proximité pour les usagers, au respect de l’engagement vis-à-vis du personnel qui pose comme principe : aucun licenciement, ni mobilité géographique imposée et un accompagnement pour la mobilité fonctionnelle.» Ces assurances ne réconfortent pas Régis Kolopp ou José Arias, les deux délégués FO. «C’est la parole d’un homme. Et après… Il ne faut pas se leurrer, avec la départementalisation, c’est la régionalisation que vise l’Etat pour coller à la loi Bachelot. A terme, c’est toute la remise en cause de la loi de 45 à l’origine de la Sécurité sociale.» Le président Kurzmann comprend cette totale méfiance, «nous devrons faire en sorte de conserver dans le cadre de la départementalisation, un bon service. Mais les assurés sont aussi des cotisants. A un moment donné, il faut savoir rationaliser les coûts.» Un discours qui ne sied guère à FO. «Pour l’instant les usagers ne sont pas au courant, les agents ne réagissent pas. Mais nous allons les informer, organiser des rassemblements et pétitions. Nous ne pouvons pas laisser passer ça.» 

Laurence Schmitt.
Publié le 25/06/2009