Santé Carmi Est - PTU : «Danger pour les hôpitaux du Bassin houiller»

Publié le 17/10/2009
L'intersyndicale FO, CFDT, CFE/CGC vient d'interpeller les députés et l'ARH. Les syndicalistes s'inquiètent du retard pris pour la signature de l'accord-cadre, étape indispensable à la réalisation du PTU. Pascal Magno, porte-parole de l'intersyndicale, décrypte les enjeux pour les hôpitaux du Bassin houiller.
Santé Carmi Est - PTU : «Danger pour les hôpitaux du Bassin houiller»
Santé Carmi Est - PTU : «Danger pour les hôpitaux du Bassin houiller»
L'intersyndicale FO, CFDT, CFE/CGC vient d'interpeller les députés et l'ARH. Les syndicalistes s'inquiètent du retard pris pour la signature de l'accord-cadre, étape indispensable à la réalisation du PTU. Pascal Magno, porte-parole de l'intersyndicale, décrypte les enjeux pour les hôpitaux du Bassin houiller.

Pascal Magno, porte-parole de l'intersyndicale FO, CFDT, CFE/CGC, s'inquiète des atermoiements des ministères concernant l'adoption de l'accord-cadre. 
Pascal Magno, porte-parole de l'intersyndicale FO, CFDT, CFE/CGC, s'inquiète des atermoiements des ministères concernant l'adoption de l'accord-cadre.

«Pourquoi attendre ?» Telle est la question que se posent les syndicats de la Carmi-est. Réunis en intersyndicale, FO, la CFDT et la CFE/CGC ont décidé une série d’interpellations. Le 7 octobre, une délégation a rencontré Jean-Yves Grall, directeur de l’Agence régionale d’hospitalisation à Nancy, ainsi qu’André Wojciechowski, député de Saint-Avold, le 12 octobre, Pierre Lang, député de Freyming-Merlebach, jeudi dernier, et enfin, Sylvie Houspic, sous-préfète, hier. «Notre démarche est de leur exposer la situation dans le Bassin houiller », indique Pascal Magno, porte-parole de l’intersyndicale. Avec comme thème central, la signature d’un accord-cadre.

Ca bloque

«Nous sommes dans l’optique de la mise en association des établissements hospitaliers du régime minier avec ceux du groupe Hospitalor. Cet accord-cadre définit donc des garanties pour le personnel de la Carmi-Est.» A savoir : pas de mobilité forcée, maintien de sa convention collective jusqu’à sa retraite, possibilité de demander un droit d’option à vie… Des points sur lesquels tout le monde est d’accord, élus, syndicats, ARH et Can. «Nous n’attendons plus que l’agrément des ministères respectifs, pour que l’association avec Hospitalor puisse se faire, comme convenu avec les tutelles.» Le hic, c’est que ça bloque au ministère, «sans que nous ayons d’explications réelles ».
Du coup, l’association Carmi-est/Hospitalor est remise en question. «Et cela entraînerait la mort des établissements sanitaires du Bassin houiller, et en particulier celui de Freyming-Merlebach », assure Pascal Magno. D’où cette action de l’intersyndicale. «Aujourd’hui, on n’entend plus parler de rien. Nous, on se bat pour sauver les emplois du régime minier et des établissements sanitaires d’Hospitalor. Nous transmettrons les doléances de l’intersyndicale aux ministères pour faire accélérer l’aboutissement de cet accord
Le syndicaliste rappelle que, d’abord, les services de chirurgie et d’urologie ont été transférés sur Hospitalor, «un choix voulu par nos ministères, l’ARH et la CAN au vu d’une fusion avec le groupe Hospitalor », puis il y a eu le transfert des autorisations de l’hôpital de Freyming vers Hospitalor. «L’ARH nous autorise provisoirement à fonctionner, notamment en secteur interventionnel avec des autorisations de mise à disposition par Hospitalor. L’ARH n’hésitera pas à nous demander de stopper nos activités si elle le juge nécessaire

Et le PTU ?

L’intersyndicale considère qu’elle a joué le jeu. «Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Nous nous sentons floués par la CAN et nos ministères », dénonce Pascal Magno qui voit l’avenir s’assombrir. «S’il n’y a pas signature de l’accord-cadre, il n’y aura pas d’associations, donc plus d’autorisation. Tous nos services de spécialités seront délocalisés sur d’autres centres hospitaliers », détaille le porte-parole. «Dans ces conditions, le PTU verra-t-il seulement le jour ? Le Régime minier, qui doit participer à hauteur de 60 millions d’euros au financement du PTU, préférera les injecter dans l’hôpital de Freyming
Pascal Magno souligne que cette association est vitale, «pour les employés des établissements sanitaires, pour les affiliés du régime minier et pour la population ». Avec le danger d’un plan social si elle ne se concrétise pas. «Et la population doit comprendre qu’elle devra se déplacer à Metz ou Strasbourg, avec des frais de transport à sa charge

Publié le 17/10/2009 ( Forbach Ville)