SANTÉ ORDRE INFIRMIER : LA CFDT SANTE-SOCIAUX INTERPELLE LE DEPUTE

Publié le 27/10/2009
Comme les sections FO et CFTC du CHS de Sarreguemines (RL du 25 septembre), la Fédération CFDT Santé-Sociaux est mobilisée contre l'ordre infirmier. Une délégation a rencontré le député Céleste Lett.
SANTÉ ORDRE INFIRMIER : LA CFDT SANTE-SOCIAUX INTERPELLE LE DEPUTE
SANTÉ ORDRE INFIRMIER : LA CFDT SANTE-SOCIAUX INTERPELLE LE DEPUTE
Comme les sections FO et CFTC du CHS de Sarreguemines (RL du 25 septembre), la Fédération CFDT Santé-Sociaux est mobilisée contre l'ordre infirmier. Une délégation a rencontré le député Céleste Lett.

La section CFDT du CHS (Centre hospitalier spécialisé) de Sarreguemines a rencontré le député Céleste Lett. Elle lui a remis des centaines de lettres d’adhérents s’opposant à l’instauration d’un ordre professionnel et au paiement d’une cotisation de 75 €. «La CFDT lui a fait part de son indignation de devoir payer pour travailler », explique Hubert Leininger, secrétaire-adjoint de la CFDT Santé-sociaux. Et d’estimer que le député «a été très sensible aux arguments exposés ». Les membres de la délégation ont informé le parlementaire qu’ils sont opposés au compromis que pourrait constituer une réduction de la cotisation annuelle réclamée par l’ordre (75 €, ndlr). Le député s’est engagé à remettre «personnellement » les lettres à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et à lui faire part de «l’indignation» des professionnels de santé. «Il aurait été plus judicieux de la part de notre ministre de s’inquiéter de la reconnaissance du métier d’infirmier, du niveau de rémunération, ainsi que du manque cruel de personnel dans nos établissements », argumentent les membres de la délégation CFDT Santé-sociaux. La Fédération a adressé une demande d’amendement à la ministre, proposant l’exonération des salariés infirmiers de la cotisation à l’ordre, et demandant que nul salarié ou fonctionnaire infirmier ne relève de l’ordre infirmier en matière de discipline.

Une lettre

Dans la lettre remise au député, les infirmiers CFDT expliquent que l’instauration d’un ordre «ne peut que renforcer les problèmes d’effectifs ». Ils constatent : «Les masseurs-kinésithérapeutes du ministère de la Défense voient leurs cotisations prises en charge par le dit Ministère, il en sera sans doute de même pour les infirmiers de ce secteur. Puisque l’adhésion et la cotisation aux ordres ne relèvent pas de choix personnels, nous demandons, si la loi sur les ordres n’est pas abrogée, qu’une prise en charge identique soit appliquée dans tous les ministères de tutelles des infirmiers et kinésithérapeutes du secteur privé.» La CFDT Santé-sociaux estime que «le régime fiscal des salariés et fonctionnaires ne permet pas, le plus souvent, une déductibilité de la cotisation ordinale ou un crédit d’impôt dans leur déclaration de revenu, contrairement aux professions libérales. »
La CFDT Santé-sociaux appelle le député à demander que «les lois sur les ordres paramédicaux soient abrogées», que «les infirmiers, tant salariés que fonctionnaires, soient exonérés d’adhérer et de cotiser pour exercer », et que l’adhésion aux ordres, «s’ils sont maintenus », soit «exclusivement volontaire ».

Publié le 27/10/2009 - Sarreguemines