SOCIAL AKG : NOUVEAU PLAN SOCIAL : 39 LICENCIEMENTS ANNONCES

Publié le 25/09/2009
En début d'année, la société AKG France comptait encore 112 salariés. Bientôt, ils pourraient n'être plus qu'une cinquantaine. Ceci à l'issue d'un deuxième plan social en moins d'un an, qui entraînerait 39 licenciements.
SOCIAL AKG : NOUVEAU PLAN SOCIAL : 39 LICENCIEMENTS ANNONCES
SOCIAL AKG : NOUVEAU PLAN SOCIAL : 39 LICENCIEMENTS ANNONCES
En début d'année, la société AKG France comptait encore 112 salariés. Bientôt, ils pourraient n'être plus qu'une cinquantaine. Ceci à l'issue d'un deuxième plan social en moins d'un an, qui entraînerait 39 licenciements.

AKG France est l'une des plus anciennes entreprises installées sur la zone industrielle de Sarreguemines. Les deux plans sociaux entraîneraient 64 licenciements sur 112 salariés au départ.

Rien ne va plus chez AKG France. L’entreprise est touchée par un deuxième plan social en moins d’un an, qui entraînerait en bilan une réduction de plus de la moitié de l’effectif.

La société AKG France est l’une des plus anciennes à s’être installée en zone industrielle de Sarreguemines. Son implantation a été décidée en 1989 et l’usine s’est développée en 1992. L’entreprise est spécialisée dans les échangeurs thermiques et les refroidisseurs, en aluminium. Ceux-ci équipant notamment les camions, bulldozers, gros compresseurs…
Vingt-cinq licenciés en mars
En mars dernier, dans le plus grand silence, un premier plan social était finalisé. « On savait qu’il y allait avoir une restructuration… », témoigne l’un des salariés licenciés. « On nous avait d’abord supprimé les primes de rendement collectif, puis les primes individuelles… » La suite était prévisible. « Au mois de décembre, lors des négociations annuelles, la direction avait annoncé 10 licenciements », mais dès janvier, leur nombre passait à 25. «C’était non-négociable, la boîte avait déjà fixé son budget : 290 000 € », affirme-t-il, ajoutant que les salariés concernés sont partis «avec le minimum légal : 1 000 € par année d’ancienneté, jusqu’à 10 ans ». Ceci sur la base du volontariat, puis selon des critères précis : ancienneté, âge, nombre d’enfants à charge…
Le jeune homme n’a pas retrouvé d’emploi, tout comme la plupart de ses collègues. Du fait notamment d’un domaine d’activité spécifique : le soudage de l’aluminium.
Sombre avenir…
«Sur le site, les salariés croyaient que cela allait assurer la pérennité du site… », explique Didier Getrey, secrétaire de la CFDT métallurgie Moselle. «Là, on se rend compte que ça n’a servi à rien, que les gens se sont fait avoir. Leurs craintes sont légitimes. » D’autant plus que l’activité ne semble pas reprendre… Volontairement ? «Les salariés ont trois jours de chômage partiel par semaine. Ils ne travaillent que les lundis et mardis et font des produits semi-finis. Qui sont envoyés à la maison mère, en Allemagne, où ils sont finis, puis vendus. » Ce que l’ancien employé confirme, avançant des chiffres : «Beaucoup sont obligés de chercher un deuxième boulot. Ils perdent 60 % de salaire sur ces trois jours. Depuis le début de l’année, ils ont perdu 7 000 € sur le net imposable. »
Au mois de mars, l’entreprise comptait 112 salariés (environ 150 avec les intérimaires). Puis vint le plan social. Aujourd’hui, on parle de 39 licenciements supplémentaires. Ce qui ramènerait l’effectif à moins d’une cinquantaine de personnes. «
Ça va fermer… Ils licencient deux contremaîtres sur les trois présents. Il resterait 11 soudeurs. Ça peut pas tenir… »
La direction de l’entreprise a refusé de s’exprimer. Elle rencontrera le comité d’entreprise mercredi.
Michel Levillain.
Publié le 25/09/2009 - Sarreguemines