Social Arcelor Mittal - Jour de paroles, plus que de colère

Publié le 18/04/2009
Ils sont un millier concernés par la réduction d'activités d'ArcelorMittal, mais hier à peine 300 salariés se sont retrouvés devant les Grands-Bureaux de Florange pour faire le point sur leur situation. Une "Journée de la colère" à l'initiative de l'intersyndicale bien timide donc.
Social Arcelor Mittal - Jour de paroles, plus que de colère
Social Arcelor Mittal - Jour de paroles, plus que de colère
Ils sont un millier concernés par la réduction d'activités d'ArcelorMittal, mais hier à peine 300 salariés se sont retrouvés devant les Grands-Bureaux de Florange pour faire le point sur leur situation. Une "Journée de la colère" à l'initiative de l'intersyndicale bien timide donc.

Deux députés sont venus hier matin écouter les plaintes des salariés d' <B>ArcelorMittal</B>.  Michel Liebgott (à gauche) en régional de l'étape; François Dupont-Aignan  en campagne pour les européennes.
Deux députés sont venus hier matin écouter les plaintes des salariés d' ArcelorMittal. Michel Liebgott (à gauche) en régional de l'étape; François Dupont-Aignan en campagne pour les européennes.

Force Ouvrière, Walter Broccoli : «Je suis interloqué de voir si peu de monde alors que près d’un millier d’emplois sont menacés sur nos sites. Mais j’en ai marre aussi de ne voir qu’un seul drapeau s’agiter (NDLR : celui de la CFDT). Battez-vous ! Mobilisez-vous ! Il y a encore des points à remporter comme l’indemnisation à 100 % de notre période de chômage partiel ou l’importance de sa durée. »
CFE-CGC, Lucien Bianconi : «Je suis déçu que l’intersyndicale dans son ensemble ne trouve pas un terrain d’entente aujourd’hui. Il faut se rassembler à nouveau. Pour notre part, nous avons demandé à Michel Wurth, membre du conseil d’administration du groupe, un rendez-vous. Nous lui demanderons de nous donner l’exacte stratégie d’ArcelorMittal à l’échelle européenne. »
CFTC : «Un jour, notre directeur Henri Blaffart dit qu’il ne peut rien annoncer, et au bout de 48 heures de blocage de la gare d’Ebange, il lâche à un seul syndicat qu’ArcelorMittal assure le redémarrage des hauts fourneaux dès la reprise des marchés. Est-ce pour calmer le jeu ou peut-on avoir confiance dans cette annonce qui n’a pas été transmise aux autres organisations. Au-delà de cette polémique, il faut se battre pour obtenir 100 % de nos salaires durant la réduction d’activité de nos installations. L’Etat met déjà 75 %, Arcelor peut bien lâcher les 25 qui restent… »
CGT, Bernard Ridacker : «Une guerre ne se termine pas après une seule bataille. Si ce qu’a obtenu la CFDT jeudi soir n’est qu’une information, il faut que la direction la confirme à tous les salariés menacés. Car à l’heure actuelle, on tremble toujours. On parle de chômage partiel pour 5 mois (NDLR : de mai à septembre) mais pourquoi pas 18 ou plus ? Il nous faut des réponses. Et que M. Mittal ne se trompe pas : lui est seul, la force c’est nous ! » P. J.

Publié le 18/04/2009 (Thionville)