SOCIAL ARCELORMITTAL : MOBILISER ET SE FAIRE ENTENDRE

Publié le 29/04/2009
Plus de 300 personnes ont manifesté hier à Florange. Le cortège, emmené par les cinq syndicats d' ArcelorMittal, a rassemblé les salariés de la vallée, ainsi que leurs collègues d'autres sites français, belge et luxembourgeois. Un prélude au rendez-vous du 12 mai.
SOCIAL ARCELORMITTAL : MOBILISER ET SE FAIRE ENTENDRE
SOCIAL ARCELORMITTAL : MOBILISER ET SE FAIRE ENTENDRE
Plus de 300 personnes ont manifesté hier à Florange. Le cortège, emmené par les cinq syndicats d' ArcelorMittal, a rassemblé les salariés de la vallée, ainsi que leurs collègues d'autres sites français, belge et luxembourgeois. Un prélude au rendez-vous du 12 mai.

«On est là, on existe et on veut continuer à vivre», martèle Roger Marchal, le secrétaire de la CFE-CGC. Le message est clair et véhiculé unanimement par les cinq syndicats d’ArcelorMittal - FO, CGT, CFE-CGC, CFTC et CFDT - réunis hier à Florange.

On est là, on existe et on veut continuer à vivre », martèle Roger Marchal, le secrétaire de la CFE-CGC. Le message est clair et véhiculé unanimement par les cinq syndicats d’ArcelorMittal - FO, CGT, CFE-CGC, CFTC et CFDT - réunis hier à Florange. 350 personnes ont participé à la manifestation, l’humeur oscillant entre espoir, colère et détermination. «On a un moral d’acier, contrairement à la politique d’ArcelorMittal », ne démord pas Marc Barthel, de la CGT. Dans le défilé, des délégations de différents sites français ­ Gueugnon, Le Creusot, Dunkerque… ­ belge et luxembourgeois, ainsi que des salariés de Gandrange, ont scandé d’une même voix les revendications des salariés. L’objectif était double pour les syndicats : se faire entendre et mobiliser leurs collègues en vue du rassemblement du 12 mai à Luxembourg-ville, à l’occasion de la réunion des actionnaires d’ArcelorMittal. Mais les syndicats ont regretté la faible mobilisation. «Les gens concernés par l’arrêt du haut-fourneau ne sont pas présents. Et on soupçonne la direction d’avoir fait pression pour qu’ils ne viennent pas », dénonce Walter Broccoli, responsable FO. Réuni devant le portail du train à froid, le cortège a pris la direction de la mairie avant de rejoindre les grands bureaux. Une manifestation sans heurt, encadrée par les forces de l’ordre.

Des incertitudes
Dans les rangs, les élus de Florange, Hayange, Algrange et de Serémange, ainsi que le conseiller général Clément Arnould ont apporté leur soutien aux salariés. «Nous leur témoignons notre solidarité car l’avenir de la vallée est en jeu. Nous les soutiendrons dans toutes leurs initiatives. Par ailleurs, la décision d’arrêt du haut-fourneau sans annonce de redémarrage est choquante. Car une fois de plus, les salariés sont la variable d’ajustement », témoigne Philippe Tarillon, maire de Florange et président de la Communauté d’agglomération du val de Fensch. Au même moment, la dernière coulée avait lieu au P6. Plus tard dans l’après-midi, on pouvait entendre la mise à l’air du haut-fourneau avec lâcher de gaz.
«
On appelle à la vigilance et on veut la garantie que le haut-fourneau redémarrera quant l’activité sera améliorée et en priorité à Florange. On espère que cet arrêt ne mettra pas en cause les investissements. Nous avons demandé une veille industrielle, à laquelle seraient intégrés les syndicats, afin de vérifier les commandes, de maintenir les outils en état et d’assurer un minimum de formation, revendique Edouard Martin, délégué CFDT. Il faut garder en mémoire ce qui s’est passé à Gandrange. » «On ne veut pas finir en musée, renchérit Patrick Vergerio de la CFTC. Mittal doit nous entendre : ils ont fait des bénéfices ces dernières années et pourtant il y a du chômage partiel ! On se bat pour obtenir des indemnités de chômage à 100 %.»
V. Pe.
Publié le 29/04/2009 - Thionville