SOCIAL CHIMIE - La colère des «Carling» dans les rues de Paris

Publié le 09/07/2009
Près de 200 salariés de la plate-forme chimique de Carling Saint-Avold ont rejoint Colombes, en région parisienne, hier, afin de manifester devant le siège de la société Arkema à l'occasion d'un comité central d'entreprise.
SOCIAL CHIMIE - La colère des «Carling» dans les rues de Paris
SOCIAL CHIMIE - La colère des «Carling» dans les rues de Paris
Près de 200 salariés de la plate-forme chimique de Carling Saint-Avold ont rejoint Colombes, en région parisienne, hier, afin de manifester devant le siège de la société Arkema à l'occasion d'un comité central d'entreprise.

Le 25 juin dernier, Arkema annonçait l’arrêt de toute une filière de production à son usine de Carling et la suppression de 163 postes. Un plan de restructuration qui s’ajoute à trois autres déjà en route sur le site chimique.
Les chimistes mosellans en colère ont reçu le renfort d’élus comme Jean-Yves Le Déaut, Aurélie Filippetti, Fabrice Boucher… Dans l’après-midi, la tension est montée d’un cran parmi les manifestants écœurés de constater le démantèlement progressif de la plate-forme de Moselle-Est. Ils ont réclamé de pouvoir être tous entendus par la direction générale. Michel Delaborde, directeur général d’Arkema France, est descendu à leur rencontre et a proposé une entrevue dans les locaux du groupe. Le face-à-face a été tendu mais chacun a pu s’exprimer. M. Delaborde a fait une promesse : il n’y aura pas de mutations forcées. Les syndicats ont pris bonne note. Cela reste une maigre consolation pour eux. La manifestation s’est d’ailleurs poursuivie un peu plus tard à la gare de l’Est où les chimistes ont retardé d’une demi-heure le départ du TGV Est de 17 h 39.
Aujourd’hui, une assemblée générale du personnel Arkema décidera de la suite à donner au mouvement. Les installations d’Arkema sont au ralenti depuis plusieurs jours en Moselle. Côté politique, les élus du conseil régional ont obtenu un rendez-vous avec Thierry Le Henaff, président-directeur général d’Arkema, pour le 21 juillet prochain. D’autres élus pourraient se joindre à cette rencontre. Le PDG d’Arkema ne devrait pas revenir en arrière sur les suppressions d’emplois. Les élus tenteront donc d’obtenir des contreparties et peut-être des promesses d’investissements en Moselle dans la chimie verte, une spécialité qui intéresse grandement Arkema.

Stéphane MAZZUCOTELLI.
Publié le 09/07/2009 (France et Monde)