SOCIAL CHOMAGE PARTIEL ARRET DEFINITIF DE L'ACIERIE DE GANDRANGE : MAUVAIS SIGNE POUR ARCELORMITTAL

Publié le 01/04/2009
Faut-il s'habituer à voir les poids lourds de l'industrie tourner au ralenti ou s'en inquiéter sérieusement ?
SOCIAL CHOMAGE PARTIEL ARRET DEFINITIF DE L'ACIERIE DE GANDRANGE : MAUVAIS SIGNE POUR ARCELORMITTAL
SOCIAL CHOMAGE PARTIEL ARRET DEFINITIF DE L'ACIERIE DE GANDRANGE : MAUVAIS SIGNE POUR ARCELORMITTAL
Faut-il s'habituer à voir les poids lourds de l'industrie tourner au ralenti ou s'en inquiéter sérieusement ?

La question taraude l’esprit des salariés du groupe ArcelorMittal, et ceux du site de Florange en particulier. Hier matin, leur direction a de nouveau fait part d’une demande de chômage partiel pour le second trimestre.
Une fois encore, toutes les lignes de production seront touchées (entre 4 et 11 jours selon les postes) hormis celle de la galvanisation, mais pour cause : les équipes sont déjà passées de quatre à trois et elles ne travaillent que du lundi au jeudi. Fait nouveau, mais tout aussi révélateur d’une situation pour le moins délicate, les cadres sont cette fois-ci invités à rester chez eux (entre 13 et 15 jours selon leur statut). Au total, les 2 739 salariés du site seront frappés d’une façon ou d’une autre par cette mise au repos forcé.
Didier Coletti (CFDT) estime que tout va trop loin et «
trop vite : ce vendredi sera déjà un jour chômé pour certains. Nos usines ne sont pas dimensionnées pour tourner à bas régime, or là nous n’en sommes qu’à 40 % de nos capacités. C’est franchement inquiétant et relève d’un choix stratégique du groupe dangereux ».
Des inquiétudes partagées par l’ensemble des organisations syndicales, qui redoutent des annonces «
beaucoup plus graves pour la suite ». L’absence de réponse de la part de la direction les laisse en tout cas très dubitatifs. Hier, en préambule au comité d’établissement, Henri Blaffart n’a pas caché ne pas être en mesure de fournir des «perspectives de reprise dans les prochains mois ».
«
Aujourd’hui, nous ne sommes plus sûrs de rien, admet Lucien Bianconi pour la CFE-CGC. Ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément le lendemain […] J’espère que Monsieur Mittal sait où il va. En tout cas nous, on ne sait plus où on en est. Certes, nous ne sommes pas les seuls à vivre de pareilles situations mais cela n’a rien de rassurant ».

C. FOLNY.
Publié le 01/04/2009 - France