SOCIAL COCKERIE DE CARLING - La CFDT accompagne les sous-traitants

Publié le 11/11/2009
Hier après-midi, la CFDT a organisé une réunion à Freyming-Merlebach. Objectif : aider les salariés des sociétés sous-traitantes de la cokerie de Carling à faire valoir leurs droits.
SOCIAL COCKERIE DE CARLING - La CFDT accompagne les sous-traitants
SOCIAL COCKERIE DE CARLING - La CFDT accompagne les sous-traitants
Hier après-midi, la CFDT a organisé une réunion à Freyming-Merlebach. Objectif : aider les salariés des sociétés sous-traitantes de la cokerie de Carling à faire valoir leurs droits.

Vous organiser pour vous défendre.» C’est le message adressé, hier après-midi, par Luc Meichelbeck à une vingtaine de salariés, au siège de la CFDT, à Freyming-Merlebach. Cette réunion était à destination d’employés de la société ERT, de VFLI Cargo et du groupe TFN. Trois entreprises, travaillant en sous-traitance pour la cokerie de Carling, et donc touchés de plein fouet par la fermeture de l’usine. Car, pour l’heure, ils ne sont pas concernés par le plan social mis en place par l’actionnaire, Rogesa. «Et il y a un déficit de communication ; ils ne savent pas ce qui les attend, ni vers qui ils doivent se tourner », insiste le secrétaire général de la Section régionale lorraine du syndicat national des mineurs CFDT. Surtout, les cas sont à chaque fois particuliers, et avec une vingtaine d’entreprises effectuant des taches de sous-traitance, la CFDT va avoir du pain sur la planche. «Surtout que les dirigeants ont sorti toute la panoplie des différentes procédures de licenciement, alors qu’on devrait être dans un dispositif de licenciement économique, donc avec la mise en place d’un Plan de sauvegarde de l’emploi », analyse le syndicaliste.

Dépôt de bilan


Le cas le plus simple, et en même temps le plus dramatique, est celui d’ERT. «La société n’avait qu’un seul contrat, celui avec la cokerie. Aujourd’hui, elle annonce un dépôt de bilan », assure Luc Meichelbeck. Avec le risque de voir une vingtaine de personnes se retrouver sur le carreau. Les personnels sont d’ailleurs convoqués les 16 et 17 novembre pour un entretien pour un licenciement économique.
Pour les salariés de TFN, la problématique est différente. «Suite à la perte du contrat de la cokerie pour arrêt des installations, l’employeur aurait dû mettre en place un Plan de sauvegarde de l’emploi afin de proposer à ses salariés un reclassement à l’intérieur du nouveau groupe qui passe de 10 000 à 28 000 salariés, ainsi qu’une convention de reclassement et de revitalisation avec des positions d’accompagnement (formation, prime extra-légale de licenciement, aide à la mobilisation, etc..)», énumère la CFDT pour qui le «PSE est de droit ». Le groupe a une capacité de reclassement interne et a déjà proposé des postes dans toute la France. «Le problème c’est que seuls quelques emplois se situent dans un rayon de 50 km autour du Bassin houiller », regrettent les syndicalistes.

«Ne pas abandonner»

«On ne peut pas abandonner ces salariés comme ça », assure Luc Meichelbeck. «Ils ont participé à l’activité de la cokerie, et doivent donc être traités comme tels. » La CFDT a d’ailleurs déjà entrepris des démarches auprès de l’inspection du Travail.
Afin de compléter son accompagnement d’employés abasourdis et peu organisés, la CFDT a informé les salariés d’ERT de la mise en œuvre du contrat de transition professionnelle (CTP). Celui-ci permet une prise en charge dès le licenciement avec le maintien du salaire brut à 80 % et d’une convention de reclassement professionnel (CRP) d’une durée d'un an.

Publié le 11/11/2009 (Saint-Avold)