SOCIAL COKES DE CARLING - PLAN DE SAUVEGARDE DE L'EMPLOI : L'AVIS DU COMITE D'ENTREPRISE

Publié le 03/11/2009
Trois votes défavorables, un favorable et deux blancs, tel est le résultat de l'avis émis hier par le comité d'entreprise de Cokes de Carling consulté sur le plan de sauvegarde de l'emploi.
SOCIAL COKES DE CARLING - PLAN DE SAUVEGARDE DE L'EMPLOI : L'AVIS DU COMITE D'ENTREPRISE
SOCIAL COKES DE CARLING - PLAN DE SAUVEGARDE DE L'EMPLOI : L'AVIS DU COMITE D'ENTREPRISE
Trois votes défavorables, un favorable et deux blancs, tel est le résultat de l'avis émis hier par le comité d'entreprise de Cokes de Carling consulté sur le plan de sauvegarde de l'emploi.

Un comité d’entreprise extraordinaire consacré au Plan de sauvegarde de l’emploi s’est tenu hier à Cokes de Carling. Il s’agissait de la troisième réunion légale prévue dans le cadre de la fermeture du site. Débutée à 9 h, la séance réunissant Michel Escoin, PdG, ses collaborateurs, l’ensemble du CE et délégués syndicaux FO-CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC s’est poursuivie jusqu’à 16 h.

Le secrétaire du CE Frédéric Blum a lu une déclaration des membres au comité d’entreprise. Pour le CE «l’incidence du projet sur l’emploi ne tient pas compte de l’intégralité des emplois perdus : intérimaires, sous-traitants, détachés de l’ANGDM » et ces pertes massives ne peuvent être passées sous silence car elles constituent «un grave préjudice pour la Moselle Est ».
Concernant les mesures destinées à limiter le nombre de lincenciements : recherche de reclassements internes, externes, mesures spécifiques pour les salariés les plus fragiles, le CE souligne que pour les reclassements internes «le nombre de salariés est insuffisant ». De surcroît, l’organisation mise en place par Cokes de Carling et les actionnaires «pour inciter les salariés à répondre favorablement à ces offres a été défaillante. De plus, le refus de vouloir attribuer la prime additionnelle de licenciement aux salariés non retenus par le groupe aux termes de leurs CDD est source d’inquiétude ». En matière de reclassements externes, le CE «déplore le refus de la direction de maintenir la rémunération du salarié en congé de reclassement lors d’une mission temportaire ou d’un CDD de rémunération inférieure à celle garantie par le congé de reclassement ». Le CE regrette «le manque d’ambition » quant à la durée du congé de reclassement pour les salariés âgés de plus de 50 ans.
Sur le plan des mesures de revitalisation du bassin de l’emploi, le CE s’inquiète «du manque d’information sur les mesures d’aides à la revitalisation du bassin d’mploi que mettront en oeuvre Cokes de Carling et ses actionnaires ». Il demande à être associé aux négociations futures avec le préfet.

Nouvelle réunion le 16 novembre

En matière de mesures d’accompagnement et d’aides, le CE juge insuffisante l’indemnité forfaitaire de 3 000 € bruts, qui ne permettra pas un retour rapide à l’emploi. Il dénonce le non-respect par la direction du protocole actant la première phase de négociation du PSE signé le 2 octobre dernier sur l’aide à la mobilité, la formation et création d’entreprise. Il regrette le refus de la direction de revoir à la baisse la distance domicile/nouveau lieu de travail justifiant un changement de résidence. En matière de mesures d’accompagnement des départs, le CE n’admet pas le refus de la direction d’attribuer l’indemnité additionnelle de licenciement dès l’adhésion au congé de reclassement.
Lors de cette réunion a été examiné le projet de licenciement économique collectif et le plan de sauvegarde de l’emploi. Les membres du CE ont émis un avis sur ce PSE et les résultats du vote à bulletins secrets sont les suivants : trois votes défavorables, un favorable et deux bulletins blancs.
Le PSE sera transmis aujourd’hui à la Direction départementale du travail pour avis.
Le 16 novembre prochain, une nouvelle réunion extraordinaire du CE aura lieu. Cette fois, les élus devront donner un avis sur le licenciement des salariés protégés.

Publié le 03/11/2009 – St Avold