SOCIAL CONTINENTAL - La direction s'engage sur la pérennité du site

Publié le 14/11/2009
Thomas Winkelmann, directeur des ressources humaines Europe de Continental, a rencontré hier les syndicats de l'usine de Sarreguemines. Objectif : trouver un accord sur une nouvelle organisation du travail.
SOCIAL CONTINENTAL - La direction s'engage sur la pérennité du site
SOCIAL CONTINENTAL - La direction s'engage sur la pérennité du site
Thomas Winkelmann, directeur des ressources humaines Europe de Continental, a rencontré hier les syndicats de l'usine de Sarreguemines. Objectif : trouver un accord sur une nouvelle organisation du travail.

En cas de réorganisation du travail, la direction souhaite investir pour atteindre une production de 34 000 pneus par jour, contre 30 000 actuellement.
En cas de réorganisation du travail, la direction souhaite investir pour atteindre une production de 34 000 pneus par jour, contre 30 000 actuellement.

Pour faire face à une baisse du volume de production, la direction de Continental Sarreguemines souhaite mettre en place une nouvelle organisation du travail, en maintenant notamment une seule équipe le week-end (dite VSD) contre deux actuellement. Objectif de la manœuvre : «économiser 5 M€ chaque année, et ainsi rattraper l’écart de prix avec les usines allemandes », explique le directeur du site de Sarreguemines, François Gérard. Il précise que «l’organisation semaine-VSD coûte plus cher que les 4x8 et que les temps de pause sont supérieurs en France qu’en Allemagne. »
Après avoir un temps appelé à la grève pour hier vendredi, les syndicats ont finalement préféré rencontrer le directeur des ressources humaines Europe, Thomas Winkelmann. La réunion, démarrée à 9 h 30, s'est terminée à 14 h 15. À la sortie, la direction a donné un engagement de principe sur cinq des six revendications exprimées par les syndicats.

Pas de PSE pendant 4 ans

La première est symboliquement marquante : l’intersyndicale demandait des garanties écrites pour la pérennité de l’usine ; la direction a annoncé qu’en cas d’accord sur la réorganisation du travail, aucun plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ne sera mis en œuvre pendant quatre ans. Si la production augmente en Europe de l’Ouest, une part de celle-ci reviendra également au site de Sarreguemines. Les salaires et l'accord d’intéressement sont maintenus. Enfin, quatrième et cinquième points, la direction s’engage à investir pour atteindre une production de 34 000 pneus par jour (contre 30 000 actuellement) et pour améliorer les conditions de travail.
«Nous nous engageons à ne pas délocaliser, à ne pas nous débarrasser de l'usine de Sarreguemines. (…) Notre volonté est de tout faire pour développer le site », résume François Gérard. Cependant, ces engagements n’existeront que si les ventes ne chutent pas à cause d’une nouvelle crise économique ou un autre facteur extérieur au groupe.

Désaccord sur le dernier point

Néanmoins, la direction ne s’est pas prononcée sur la dernière revendication des syndicats. En cas de fermeture, ceux-ci souhaitaient comme point de départ des négociations ce qu’ont obtenu les salariés de l’usine de Clairoix. Revendication incohérente pour le directeur. S’il s’engage à développer le site, il n’y a pas lieu d’aborder la question de la fermeture. Pourtant, l’intersyndicale CFDT-CFTC n’en démord pas. Dans un communiqué, elle explique que «le sixième point reste ouvert et une réponse juridique sera donnée par le siège du groupe, à Hanovre, d’ici fin novembre. D’ici là, l’intersyndicale ne participera à aucune négociation sur le sujet. » Elle ne parlera réorganisation du travail avec la direction qu’en cas de retour favorable. Dans le cas contraire, elle sollicitera l’avis du personnel quant à la suite à donner au dossier. Pascal Mittelberger.

Publié le 14/11/2009 (Sarreguemines)