SOCIAL JOHNSON CONTROL - Un rapport qui ferait pencher la balance

Publié le 11/11/2009
«Il y avait du monde malgré la pluie, mais on a bouclé en deux minutes : on ne veut pas leur couper l'envie de venir...», commente Denis Anthony, secrétaire du CE de Johnson Controls.
SOCIAL JOHNSON CONTROL - Un rapport qui ferait pencher la balance
SOCIAL JOHNSON CONTROL - Un rapport qui ferait pencher la balance
«Il y avait du monde malgré la pluie, mais on a bouclé en deux minutes : on ne veut pas leur couper l'envie de venir...», commente Denis Anthony, secrétaire du CE de Johnson Controls.

Réunion hebdomadaire hier devant le portail de Johnson Controls : les représentants du CE font le point de la situation devant les salariés.
Réunion hebdomadaire hier devant le portail de Johnson Controls : les représentants du CE font le point de la situation devant les salariés.

Réunion hebdomadaire hier devant le portail, comme tous les lundis depuis l’annonce de la fermeture du site le 7 mai dernier. Les représentants du CE font le point sur la situation devant les salariés, au moment du changement de poste. Ils annoncent les deux prochaines échéances.

«On attend le rapport du CHSCT»

Cet après-midi, à la demande du CE, le cabinet Syndex présentera ses conclusions sur le projet de transformation de l’usine en plate-forme de distribution. «Le CE attend beaucoup de ce rapport du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail, ndlr) pour mener la discussion, et renégocier le chiffre de 76 salariés conservés sur la plate-forme », précise Léonard Brunetti, secrétaire du CHSCT. Deuxième grande date à venir : la réunion prévue vendredi matin avec la direction. «Ils (les dirigeants de l’entreprise) ont laissé entendre que si le rapport allait dans notre sens, ils ne seraient pas fermés… On espère qu’ils tiendront parole », ponctue Denis Anthony, qui pondère : «Sachant qu’on sera toujours sur le carreau.» Il rappelle que les salariés sont également dans l’attente du référé du 17 novembre. «On a demandé au tribunal d’annuler la clôture de la réunion 2 », explique-t-il. A son côté, Didier Getrey renchérit : «La CFDT a lancé une procédure devant le tribunal de grande instance demandant l’annulation pure et simple du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr). Mais la direction fait la sourde oreille. » Quant aux dissensions entre les revendications des uns et des autres, les représentants les jugent apaisées : «Vendredi, on a redit aux salariés qu’on a négocié les conditions de manière équitable, pour éviter les discriminations entre jeunes et anciens, répond Denis Anthony. La seule chose qui fera la différence sera l’ancienneté. Les jeunes l’ont compris. »

E. F.
Publié le 10/11/2009 (Sarreguemines)