SOCIAL : JOHNSON CONTROLS A ANIME LES DEBATS DES REPRESENTANTS CFDT REUNIS A SARREGUEMINES

Publié le 29/05/2009
Comme chaque année, les 85 sections de la CFDT de Moselle étaient réunis à Sarreguemines pour y tenir conseil. Un conseil axé cette année essentiellement sur Johnson Controls. Une entreprise sacrifiée qui a servi de (triste) exemple pour les débats animés.
SOCIAL : JOHNSON CONTROLS A ANIME LES DEBATS DES REPRESENTANTS CFDT REUNIS A SARREGUEMINES
SOCIAL : JOHNSON CONTROLS A ANIME LES DEBATS DES REPRESENTANTS CFDT REUNIS A SARREGUEMINES
Comme chaque année, les 85 sections de la CFDT de Moselle étaient réunis à Sarreguemines pour y tenir conseil. Un conseil axé cette année essentiellement sur Johnson Controls. Une entreprise sacrifiée qui a servi de (triste) exemple pour les débats animés.

Les représentants syndicaux des 85 sections de la CFDT de Moselle se sont retrouvés à Sarreguemines. L'occasion d'échanger et de glaner de bons conseils... syndicaux.

Le conseil annuel de la CFDT Moselle organisé à Sarreguemines est généralement un moment de détente et d’information aux délégués syndicaux (DS) des 85 sections du département. Une occasion également de faire le point sur la situation des différentes entreprises. Mais cette année, ce fut un peu différent. Les délégués de Johnson Controls étaient présents, ainsi que leur avocat, Me Laurent Pate, et des experts du cabinet Syndex, également chargés du dossier. Pour les DS des autres entreprises, l’échange permettait également d’en apprendre un peu plus sur ce cas concret d’une entreprise qui devait être confrontée à un plan social, mais qui voit son outil de travail fermer. Sans procès.

Johnson dans l’attente
«Nous sommes dans une semaine de chômage partiel », explique Anthony Denis, secrétaire du CE de Johnson Controls. En ce moment, une délégation rencontre le Pdg par intérim (qui remplace Walther Wever) lors de la réunion du comité européen, à Zwickau. «Nous allons parler des projets du groupe et, forcément, de Sarreguemines. » Pour exprimer leur refus de voir leur outil de travail être démantelé. Le même jour, une délégation rencontrera la direction du travail, à Metz, pour évoquer le plan de sauvegarde de l’emploi et les jours de chômage partiel non utilisés par l’entreprise. Le 3 juin, Céleste Lett, Aurélie Filippetti et les délégués du comité d’entreprise seront reçus par Patrick Devedjian.
«
La direction nous met indirectement la pression, en nous disant que si on atend avant de signer, l’enveloppe sera moins importante. » Ça, les syndicats ne veulent pas l’entendre. «Il nous faut gagner du temps. Du coup, il nous faut le soutien des adhérents d’une part, puis de l’ensemble des salariés. »
Gagner du temps. C’est aussi ce que déclare Me Laurent Pate. «
Nous attendons le rapport de l’expertise du cabinet Syndex, qui doit tomber début juin.» Pour voir si la situation est telle que le prétend la direction. «A partir de cela, nous envisagerons les actions juridiques à mener. On pourrait faire interompre la procédure, comme cela s’est fait pour Molex… » Pour l’avocat, «tout dépend de la qualité de l’information livrée par la direction ».
«
Il faut garder la maîtrise du temps, explique Me Pate, pour pouvoir négocier aumieux des intérêts des salariés. » C’est ce qu’il a notamment expliquer à des 'Johnson' qui, pour certains, veulent seulement savoir « quand et combien ». Une situation difficile…
M.L.
Publié le 28/05/2009 – St Avold