SOCIAL JOHNSON CONTROLS : DELEGATION REÇUE A HANOVRE

Publié le 15/05/2009
Hier, un comité d'entreprise devait se tenir à l'usine Johnson Controls de Sarreguemines mais les syndicats avaient demandé le report pour pouvoir rencontrer Walther Wever, le Pdg du groupe, à Hanovre. Ce qui fut fait.
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : DELEGATION REÇUE A HANOVRE
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : DELEGATION REÇUE A HANOVRE
Hier, un comité d'entreprise devait se tenir à l'usine Johnson Controls de Sarreguemines mais les syndicats avaient demandé le report pour pouvoir rencontrer Walther Wever, le Pdg du groupe, à Hanovre. Ce qui fut fait.

«Lui qui nous avait annoncé lors du dernier plan social (en 2005, Ndlr) que 4/5e des emplois seraient préservés, nous voulons qu’il nous annonce en face la fermeture de l’usine, et qu’il vienne ici le dire en face à ces '4/5e'. » Anthony Denis, secrétaire du CE, Philippe Beaugrand, secrétaure-adjoint du CE et deux autres délégués ont composé la délégation qui a rencontré le PDG de JCI. Contactés hier soir, ils n’ont pas souhaité faire de commentaire avant lundi, date à laquelle ils rendront compte de leurs entretiens aux salariés. Ce vendredi, ainsi que durant le week end, la production sera arrêtée en raison d’une journée de chômage partiel.
L’intersyndicale de l’usine Johnson Controls de Sarreguemines composé de la CFE-CGC et de la CFDT a pris une position commune hier dans un communiqué. Ils lancent un appel aux aux élus de la région qui ont toujours suivi avec grand intérêt le développement de cette usine. «Ils doivent nous soutenir dans notre combat pour maintenir à Sarreguemines une usine qui a été considérée de tout temps comme le fleuron de l’industrie automobile ». Ils rappellent les succès obtenus (lauréate du prix de la qualité France, classée fournisseur A chez Toyota, BMW) et une technologie fiable en avance sur ses concurrents. Les syndicats exigent «un moratoire et l’assurance que la production redémarrera après les vacances, en septembre. Une période qui est une saison haute pour la batterie de remplacement où habituellement les commandes montent de plus de 50 % à 100 %. Il ne faut pas apporter une solution structurelle définitive à une situation de crise conjoncturelle ». L’intersyndicale considère qu’aucune décision d’arrêt de la production ne peut être prise sans «avoir mesuré les effets de la crise, il faudra attendre fin 2010 pour les évaluer. Depuis sa création, en 1980, notre usine n’a jamais été déficitaire. A trois semaines des élections européennes, les salariés ne peuvent pas comprendre une fermeture brutale en trois mois et une délocalisation en Tchéquie ». Les syndicats constatent que la Direction de JCI (ex Varta Bosch), située en face de celle de Continental à Hanovre «emploie les mêmes méthodes. Elle avait promis des investissements qui ne sont pas venus. Tout le personnel est attaché à son usine. Il ne mérite pas le mépris des actionnaires de JCI ».

Publié le 15/05/2009 - Sarreguemines