SOCIAL JOHNSON CONTROLS : ON AVANCE DOUCEMENT

Publié le 11/09/2009
Comme on pouvait le pressentir après l'audience des référés mardi, la deuxième réunion du CE, qui devait reprendre hier chez Johnson Controls, n'a une nouvelle fois pas été conclue.
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : ON AVANCE DOUCEMENT
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : ON AVANCE DOUCEMENT
Comme on pouvait le pressentir après l'audience des référés mardi, la deuxième réunion du CE, qui devait reprendre hier chez Johnson Controls, n'a une nouvelle fois pas été conclue.

Mais l’on ne dira pas pour autant qu’elle n’a pas été concluante.
Lorsque la direction avait proposé une indemnisation des salariés licenciés à hauteur de 2 600 € par année d’ancienneté (au lieu de 2 000 au départ), elle avait assorti la proposition d’une condition : l’arrêt de la production à la mi-octobre. Ce qui impliquait de boucler rapidement cette deuxième réunion, déjà suspendue à trois reprises. Pas du goût des syndicats…
Hier, la matinée a été plutôt mouvementée, avec la présentation du rapport de l’expert. La CFDT a demandé des excuses publiques suite à certains propos de l’avocat de la direction, lors de l’audience de mardi. Il avait parlé de «syndicat haut en couleur», car portant des chasubles, les faisant ressembler «à des ripeurs », «pilotant le CE »… «Le syndicat est en effet majoritaire, mais les décisions sont prises à l’unanimité, avec la CFE-CGC et des représentants sans étiquette. », explique Didier Getrey, secrétaire métallurgie Moselle pour la CFDT.
La reprise, l’après-midi, a toutefois vu quelques avancées. L’intersyndicale a demandé à la direction de ne pas clôturer cette deuxième réunion prévue par la loi du CE. En échange, les syndicats acceptent de reprendre des discussions en parallèle, notamment sur le volet social. «Mais nous n’occultons pas le volet économique », confie Denis Anthony, secrétaire du CE. « Le rapport du cabinet Syndex est clair. Il nous manque toujours des réponses, notamment en ce qui concerne les solutions alternatives à la fermeture. » Qui reste le cheval de bataille principal des syndicats.

Publié le 11/09/2009 - Sarreguemines