SOCIAL JOHNSON CONTROLS : UNE DELEGATION REÇUE PAR LE MINISTRE DEVEDJIAN

Publié le 05/06/2009
Une délégation de Johnson Controls a été reçue par le ministre de la Relance mercredi avec Céleste Lett et Aurélie Filippetti. Les deux députés parlent d'une seule voix pour sauver l'entreprise de Sarreguemines.
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : UNE DELEGATION REÇUE PAR LE MINISTRE DEVEDJIAN
SOCIAL JOHNSON CONTROLS : UNE DELEGATION REÇUE PAR LE MINISTRE DEVEDJIAN
Une délégation de Johnson Controls a été reçue par le ministre de la Relance mercredi avec Céleste Lett et Aurélie Filippetti. Les deux députés parlent d'une seule voix pour sauver l'entreprise de Sarreguemines.

Les vieilles rancœurs entre majorité et opposition envoyées aux oubliettes ? Les querelles inutiles entre UMP et PS oubliées ? Oui, quand il s’agit de défendre l’entreprise Johnson Controls et ses 360 emplois. Une fois n’est pas coutume dans le monde politique, les deux députés Céleste Lett et Aurélie Filippetti ont montré l’exemple. Droite et gauche ont parlé d’une seule voix dans le bureau de Patrick Devedjian, ministre de la Relance, mercredi. «Nous sommes à l’unisson sur ce dossier, se félicite le maire de Sarreguemines. Une démarche commune qui se situe au-delà des clivages politiques parce que le seul combat qui vaille est celui de préservation des emplois.» Aurélie Filippetti assure : «Ce n’est pas de la récupération politique d’un drame social, mais si nous pouvons être plus efficaces, si nous pouvons peser davantage sur le gouvernement, soyons à deux. L’objectif est de sauver cette entreprise et les salariés. »
Voilà donc pour l’unité affichée aux côtés de Didier Getrey, secrétaire général de la CFDT métallurgie, Anthony Denis, secrétaire du CE de Johnson Controls, Philippe Beaugrand, délégué syndical. «Nous menons un combat, souligne le premier. Nous voulons montrer que le site de Sarreguemines est viable. Nous pouvons imaginer fabriquer un autre type de batterie.» La direction prétend qu’un investissement de 31 M€ serait nécessaire ici, alors qu’il serait d’1,5 M € seulement sur d’autres sites pour fabriquer le nouveau modèle EFB, batterie intermédiaire entre les actuelles et celles équipées du système Start and go.

Volonté

Face à cela, Patrick Devedjian, Aurélie Filippetti et Céleste Lett ont une volonté : réunir toutes les conditions pour l’entreprise ne ferme pas. «Nous avons exploré plusieurs pistes, précise Aurélie Filippetti. Il y a une urgence sociale. Cette usine peut vivre un virage technologique. Il faut mettre toutes les chances de notre côté. » Le député-maire de Sarreguemines continue : «Nous souhaitons que le PDG donne une chance à Sarreguemines, en utilisant d’abord le chômage partiel, en modernisant ensuite l’outil de production. Ce qui permettrait deux choses : faire l’économie d’un plan social coûteux et profiter des aides de l’Etat. » Sur ce point, le ministère de la Relance doit rendre sa copie et lister les aides possibles d’ici à la fin de la semaine. «Nous saurons quelle peut être la participation de l’Etat, dit Didier Getrey. Nous voulons démontrer que le plan social risque d’être plus chère que l’investissement. »

Avec Luc Chatel

Ce rendez-vous chez Patrick Devedjian est positif pour les salariés de Johnson Controls. «Nous voulons alerter un maximum de monde et trouver des solutions pour sauver les emplois. C’est chose faite », poursuit Didier Getrey. «Le choix final revient de toute façon à l’industriel mais l’Etat et les parlementaires proposent des alternatives pour éviter les 365 licenciements», reconnaît Céleste Lett.
Un autre rendez-vous est prévu à Bercy le 17 juin chez Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation.

Publié le 05/06/2009 - Sarreguemines