SOCIAL SARREGUEMINES - PLAN SOCIAL CHEZ AKG : NOUVELLE DISCUSSION MERCREDI

Publié le 01/10/2009
Le comité d'entreprise d'AKG, société de la zone industrielle à Sarreguemines, a été interrompu hier en début d'après-midi. Les discussions doivent reprendre mercredi prochain. 39 emplois sont sur la sellette.
SOCIAL SARREGUEMINES - PLAN SOCIAL CHEZ AKG : NOUVELLE DISCUSSION MERCREDI
SOCIAL SARREGUEMINES - PLAN SOCIAL CHEZ AKG : NOUVELLE DISCUSSION MERCREDI
Le comité d'entreprise d'AKG, société de la zone industrielle à Sarreguemines, a été interrompu hier en début d'après-midi. Les discussions doivent reprendre mercredi prochain. 39 emplois sont sur la sellette.

En chômage partiel, les salariés se sont donné rendez-vous hier matin, à 8 h, devant les grilles d'AKG France.

«On veut nous balancer ! » Les 50 salariés d’AKG France, qui se sont réunis hier matin, à 8 h, devant les grilles de la société en zone industrielle de Sarreguemines, sont en colère. Ils ne comprennent pas pourquoi - après avoir accepté un premier plan social en mars - ils devraient une nouvelle fois faire les frais de la crise économique. «Depuis 17 ans que l’entreprise existe, il n’y a pas eu un seul déficit. Aujourd’hui les bénéfices doivent nous revenir. »
L’entreprise, qui comptait encore 112 salariés en début d’année (150 en tout avec les intérimaires) est spécialisée dans les échangeurs thermiques et les refroidisseurs en aluminium. Elle connaît de graves difficultés depuis de longs mois. «
On nous dit qu’il faut suivre des formations, mais on n’en fait pas, en dehors de celles qui sont obligatoires, par exemple contre les incendies. On doit nous former et non nous jeter au rebut. »

Deux jours par semaine
Depuis mai, les employés de production ne travaillent plus que le lundi et le mardi. Le reste du temps, ils sont en chômage technique. Ceux dans les bureaux œuvrent le lundi, le mardi et le mercredi. «On a donné de nous-mêmes. On a perdu deux primes. On a accepté 1 000 € de salaire par mois. » Mais aujourd’hui AKG ne voit pas le bout du tunnel. Comme nous l’avons révélé dans notre édition du 25 septembre, 39 nouveaux emplois seraient sur la sellette.
Cela a été l’objet du comité d’entreprise réuni hier matin dans les locaux de la société. «
On nous fait travailler au compte-gouttes. On arrive à la fin des mesures de chômage technique. Mais on convoque un CE quand personne ne travaille, pour éviter qu’on vienne. Ce n’est pas normal. » Des salariés ont donc voulu se faire entendre. Les longues discussions se sont interrompues en début d’après-midi. Elles reprendront mercredi prochain, à 15 h.
Quel avenir ?
«Nous voulons obtenir des explications plus approfondies de la situation, répètent les salariés. Nous voulons sauvegarder aussi nos emplois. Notre maison mère en Allemagne est prioritaire, cela est inacceptable pour nous. » Didier Getrey, secrétaire de la CFDT métallurgie Moselle, confirme : «Nous voulons dialoguer, savoir pourquoi ces 39 suppressions d’emploi sont aujourd’hui envisagées. »
La société AKG France peut-elle redresser la barre ? A-t-elle encore un avenir à Sarreguemines ? Désemparés, les salariés veulent comprendre. «
Le site est-il viable ?, s’interroge Didier Getrey. Qu’on nous présente les choses, qu’on nous donne les documents à étudier. La question de la viabilité reste ouverte, des questions vont fleurir. » Hier après-midi, la direction a encore une fois refusé de s’exprimer.
Jonathan Breuer.
Publié le 01/10/2009 - Sarreguemines