SOCIAL SARREGUEMINES : PRES DE 400 MANIFESTANTS DERRIERE JOHNSON CONTROLS

Publié le 19/06/2009 (mis à jour le 23/06/2009)
Détermination, unité et respect. Tels étaient les maîtres-mots de la manifestation, qui a réuni, hier, près de 400 personnes à Sarreguemines, derrière les salariés de Johnson Controls.
SOCIAL SARREGUEMINES : PRES DE 400 MANIFESTANTS DERRIERE JOHNSON CONTROLS
SOCIAL SARREGUEMINES : PRES DE 400 MANIFESTANTS DERRIERE JOHNSON CONTROLS
Détermination, unité et respect. Tels étaient les maîtres-mots de la manifestation, qui a réuni, hier, près de 400 personnes à Sarreguemines, derrière les salariés de Johnson Controls.

En tête de cortège, hier à Sarreguemines, les députés Aurélie Filippetti (PS) et Céleste Lett (UMP) ont fait front commun.

Tout s’est passé dans le calme, en musique, avec le soutien de commerçants qui ont allié une opération «ville morte», baissant leurs rideaux pendant une demi-heure, tandis que les salariés bloquaient la circulation en différents points de la ville. Sans perdre de vue leur objectif : la survie de leur usine, vouée à devenir une plateforme de stockage. Le 7 mai dernier, la direction de Johnson Controls annonçait la fermeture du site de Sarreguemines, le seul restant en France après la fermeture de celui de Rouen, quelques mois auparavant. Immédiatement, la contestation s’organisait dans l’usine et le comité d’entreprise mandatait un expert. Qui a rendu son rapport il y a peu. Les documents remis par la direction sont sommaires, mais le cabinet Syndex ne voit aucune justification économique à la fermeture du site. Oubliant les clivages, les députés Céleste Lett (UMP) et Aurélie Filippetti (PS) ont fait front commun pour obtenir des audiences à Paris. Avec Patrick Devedjian, puis Luc Chatel, mercredi. Celui-ci étant absent, la délégation s’est entretenue avec Michaël Reynier, conseiller technique. Éric Pierrat, commissaire à la réindustrialisation pour la région Lorraine, était également présent. Il s’est dit prêt à emmener la délégation jusqu’aux Etats-Unis pour rencontrer «les décideurs». Christian Morin, directeur général, et le DRH Europe ont également été reçus à Paris pour s’expliquer sur les raisons de la fermeture de l’usine. Explications qui n’ont pas convaincu. Ils seront reconvoqués le 28 juin pour s’expliquer sur les conclusions du rapport d’expertise. Hier, une délégation était reçue en préfecture, en présence d’Éric Pierrat et des experts du cabinet Syndex. Salariés, élus, représentants de l’Etat. Tous sont persuadés que l’usine de Sarreguemines est viable. Reste maintenant à faire entendre raison à la direction. Si le site ferme, 365 postes seront supprimés, 1 000 menacés, si l’on compte les sous-traitants.

M. L.
Publié le 19/06/2009 – France et Monde

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS