social smartville

Publié le 13/01/2010
Les syndicats dénoncent une gestion par la peur
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Les syndicats dénoncent une gestion par la peur

Plus de 80 militants syndicaux de Moselle-Est ont répondu, hier, à l’appel de la CGT pour manifester devant Smartville, près de Sarreguemines. A l’origine, un climat social qui se dégrade dans plusieurs entreprises du bassin, dont Smart. Qu’ils soient affiliés à la CGT, à la CFDT ou à d’autres organisations, des délégués sont menacés. «On cherche des fautes pour les licencier. » Plusieurs «tentatives» auraient déjà échoué, l’inspection du travail refusant les licenciements. Les syndicats évoquent aussi plus de 70 départs « suspects » par rupture conventionnelle. «La direction met en place une gestion du personnel par la peur, explique Bernadette Hilpert (CGT). Il n’y a plus de dialogue social chez Smart. » Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le licenciement, le mois dernier, de six salariés, dont un délégué syndical chez Paintshop, partenaire de Smart. Lors de la pause casse-croûte, ils ont été découverts en possession d’une bouteille de vin. Chez Smart, l’introduction d’alcool est interdite. Chez Paintshop, c’est autorisé. Pour Didier Getrey (CFDT), il y a surtout «disproportion entre la faute et la sanction ». Les salariés ont plus de dix ans de boîte, n’ont jamais, semble-t-il, posé de problème… Une délégation a rencontré hier la direction de Smart, qui est restée sur ses positions en ce qui concerne les salariés de Paintshop et s’est refusé à tout autre commentaire. Une autre a alerté la sous-préfète de l’arrondissement, Josette Michel.

 

Publié le 13/01/2010- France & Monde