SOCIAL SUITE A L'ANNONCE DE LA FERMETURE DE DEUX LIGNES DE PRODUCTION : ARCELOR MITTAL AUTOPROCESSIN

Publié le 10/06/2009
L'annonce de la fermeture de deux lignes de production, du site Arcelor Mittal Autoprocessing à Semécourt, provoque la colère des salariés. Quarante-cinq emplois sont menacés.
SOCIAL SUITE A L'ANNONCE DE LA FERMETURE DE DEUX LIGNES DE PRODUCTION : ARCELOR MITTAL AUTOPROCESSIN
SOCIAL SUITE A L'ANNONCE DE LA FERMETURE DE DEUX LIGNES DE PRODUCTION : ARCELOR MITTAL AUTOPROCESSIN
L'annonce de la fermeture de deux lignes de production, du site Arcelor Mittal Autoprocessing à Semécourt, provoque la colère des salariés. Quarante-cinq emplois sont menacés.

Ils nous la jouent à la façon de Florange en arrêtant deux lignes de production sur quatre pour une durée indéterminée », proteste Joseph Modesto, délégué syndical central CFDT et porte-parole de l’intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC. Depuis lundi après-midi, un piquet de grève se tient devant l’usine Arcelor Mittal Autoprocessing de Semécourt. Ce site, qui fabrique des tôles pour des sous-traitants de l’automobile, emploie cent salariés sur quatre chaînes de production, dont deux pourraient fermer le 27 juillet prochain.

«Ces deux lignes sont les plus chargées », fulmine le délégué CFDT qui craint une délocalisation des carnets de commandes des deux machines. «Arcelor Mittal profite de la crise pour se restructurer et arrêter des lignes de production partout en France et en Europe. Ils concentrent la production sur certains sites et en font mourir d’autres. Nous sommes inquiets pour notre avenir
La nouvelle est tombée lors du comité central extraordinaire du 27 mai dernier. Du coup, ce sont 45 emplois qui sont concernés par du chômage partiel. «Ça n’est pas juste : il faut répartir cette mesure sur la totalité des salariés en instaurant un chômage tournant y compris pour les cadres, renchérit Joseph Modesto. Depuis le début de l’année, nous avions déjà quatre jours de chômage par mois. Les carnets de commandes enregistrent entre 40 et 60 % de baisse.»

«L'impression que c'est la fin !»

Et de renchérir : «Avec cette liste de 45 personnes, on a vraiment l’impression que c’est le futur Plan de sauvegarde de l’emploi que l’on ébauche. Le site ne pourra pas perdurer ! Comment voulez-vous faire tourner deux lignes de production dans 25 000 m2 avec 20 % d’activités du fait de l'arrêt de ces deux lignes ?» En fin d’après-midi, les représentants syndicaux ont présenté à Olivier Milon, directeur général du site, et Bertrand Chauvet, directeur des ressources humaines France d’Arcelor Distribution, leurs revendications syndicales.
Contacté, Pascal Moisy, responsable de la communication d’Arcelor Mittal Distribution Solutions, précise : «Avec la crise, l’activité du site a nettement baissé. Il faut adapter la production au marché sur l’ensemble de nos sites en tenant compte des carnets de commandes et de la performance de machines. La délocalisation n’est pas à l’ordre du jour. En raison de l’absence de demande, on arrête de produire. Des mesures de chômage partiel tournant sont envisageables pour réduire l’impact sur les salariés. Notre souhait est d’entretenir le dialogue et de trouver un accord
Delphine DEMATTE.

Publié le 10/06/2009 – Metz Ville