SOCIETE - «Les commerçants veulent ouvrir le dimanche 3 janvier»

Publié le 01/11/2009
Et voilà qu'à l'approche de la fin d'année et des soldes d'hiver, l'on reparle du travail dominical. Avant que le préfet ne tranche, commerçants et syndicats ne trouvent pas de terrain d'entente.
SOCIETE - «Les commerçants veulent ouvrir le dimanche 3 janvier»
SOCIETE - «Les commerçants veulent ouvrir le dimanche 3 janvier»
Et voilà qu'à l'approche de la fin d'année et des soldes d'hiver, l'on reparle du travail dominical. Avant que le préfet ne tranche, commerçants et syndicats ne trouvent pas de terrain d'entente.


Ouvrira, ouvrira pas ? L’an passé, la valse hésitation avait jeté un trouble dans l’esprit des Mosellans, qu’ils soient commerçants ou clients. Petit rappel : le 24 décembre, un arrêté préfectoral avait autorisé l’ouverture des vitrines le 2 janvier, premier dimanche des soldes d’hiver. Le 31 décembre, sur requête de la CFDT brandissant la règle du droit local, le tribunal administratif de Strasbourg avait suspendu cet arrêté.
«Même si l’affaire n’a pas été jugée sur le fond, on a pris acte», assure Didier Baumgarten. Cette année, le président adjoint de la fédération des commerçants de Metz, par ailleurs membre du conseil d’administration de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), entend défendre la cause de la plupart des commerçants qu’il représente. «La grande majorité d’entre eux réclame l’ouverture exceptionnelle du premier dimanche des soldes. Pour cette année, à la demande du préfet, nous avons réuni les partenaires sociaux pour trouver un terrain d’entente. Malheureusement, aujourd’hui, les pourparlers sont bloqués par le fait que les syndicats de salariés veulent que les commerçants abandonnent un dimanche d’ouverture de décembre au profit de ce premier dimanche de janvier», résume Didier Baumgarten.

Nancy bat Metz 2-0

Tout en insistant sur l’attachement de la CGPME à la fermeture dominicale et son incompréhension face au blocage syndical «trop brutal », il rappelle que le droit local autorise quatre dimanches d’ouverture avant Noël : «Jusqu’à présent, cette possibilité n’a été utilisée qu’à hauteur de trois dimanches avant Noël et, aujourd’hui, une partie commerce mosellan, plus particulièrement Metz et Thionville, est très divisée sur l’option d’un quatrième dimanche (avec une option sur le 29 novembre ou le 6 décembre selon les enseignes et leur lieu d’installation : ndlr). Car si certains, les bijoutiers par exemple, travaillent bien avant Noël, d’autres préféreraient nettement avoir l’autorisation d’ouvrir le premier dimanche des soldes. Le respect strict du droit local aboutit à une situation aiguë de concurrence avec les départements voisins et le Luxembourg qui, eux, ouvriront le 3 janvierSi notre droit local reste ainsi figé, il va à sa perte, il faut qu’il évolue en parallèle des droits français et allemands » Dans la foulée, Didier Baumgarten se pose en arbitre : «Si on compte le samedi 26 décembre férié et le dimanche 3 janvier, Nancy bat Metz 2-0 ! Dans un contexte économique aussi difficile, il nous paraît risquer de voir s’évader notre clientèle vers le Nord ou le Sud… » Alors résumons, si le préfet venait à prendre un arrêté dans ce sens, les commerces mosellans pourraient ouvrir les dimanches 6, 13 et 20 décembre, ainsi que le dimanche 3 janvier. Tout en sachant que ces ouvertures s’inscrivent sur la base du volontariat et, dans le respect des conventions collectives, sont rémunérées à 200 %. Pour l’instant, vu la ferme opposition des syndicats, rien n’est acté. 

M.-O. C.
Publié le 01/11/2009 (Metz Ville)