TROIS QUESTIONS : L'ACTION SOCIALE DANS LA RUE

Publié le 19/05/2009
La manifestation régionale des travailleurs sociaux partira aujourd'hui à 14h de la gare de Metz pour rejoindre la Préfecture par le centre ville. Le jour même où une séance de négociations nationale a été annulée.
TROIS QUESTIONS : L'ACTION SOCIALE DANS LA RUE
TROIS QUESTIONS : L'ACTION SOCIALE DANS LA RUE
La manifestation régionale des travailleurs sociaux partira aujourd'hui à 14h de la gare de Metz pour rejoindre la Préfecture par le centre ville. Le jour même où une séance de négociations nationale a été annulée.

Aujourd’hui, éducateurs spécialisés, assistantes sociales, clubs de préventions, personnels des centres d'accueils pour handicapés et de la protection sociale seront à nouveau dans la rue. Ils dénoncent le manque d’avancée dans les négociations en cours au niveau national et craignent pour leurs conditions de travail. Le point, avec Dominique Vannson, qui représente l’intersyndicale de l’action sociale.
Qui organise la manifestation d’aujourd’hui ?
Une intersyndicale composée de la CFDT, CFTC, CGT et FO. Nous représentons l’action sociale : des éducateurs spécialisés, des assistances sociales, des structures pour personnes handicapées, des clubs de préventions, la protection sociale, des secrétaires, psychologues et différents personnels…
Notre manifestation est régionale. Le départ a lieu comme d’habitude à la gare de Metz, vers 14h, nous remonterons vers la place Mondon, la rue Serpenoise, puis nous passerons par le centre ville, pour nous rendre en préfecture où une délégation remettra une motion.
Quelles sont vos revendications ?
Les employeurs, au niveau national, veulent 'toiletter' notre convention collective, qui date de 1966. Le résultat est une dégradation nette de nos conditions de travail.
On s’est donc mis d’accord sur les réclamations : nous demandons le retrait du projet patronal et le maintien des acquis actuels de la convention. Par exemple, pour la pénibilité de nos conditions de travail nous avons trois semaines de vacances en plus. C’est ce qui permet aux gens de tenir parce que des astreintes de nuit payées trois heures…
Nous avons aussi des revendications salariales : nos salaires sont gelés depuis dix ans et désormais les grilles d’ancienneté seront plafonnées à 30 % et les primes attribuées au mérite, il n’y a pas mieux pour casser des équipes !
Enfin, nous dénonçons une déqualification, qui permet à des embauchés avec une formation moindre d’obtenir des postes.
Pensez-vous qu’il y a aura du monde dans la rue ?
Oui (rire) ! Nous avons manifesté en septembre à Paris, en janvier, en mars. Et rien… aucune réponse.
Les gens attendent une augmentation de 200€ par mois… Aucune réponse, l’employeur continue à nous présenter son projet.
Les négociations se termineront en juin, mais on ne va pas vers un accord…

Ch. P.
Publié le 19/05/2009 – Metz Orne