Un moral d'acier

Publié le 05/10/2012
Sous les tentes aux portiers La Vallée ou Sainte-Agathe, l'intersyndicale CGT-CFDT-FO, qui a mis l'usine sidérurgique à l'arrêt (la cokerie mise à part), apprécie les visites de salariés venus les soutenir face à la direction. Réactions.
Un moral d'acier
Un moral d'acier
Sous les tentes aux portiers La Vallée ou Sainte-Agathe, l'intersyndicale CGT-CFDT-FO, qui a mis l'usine sidérurgique à l'arrêt (la cokerie mise à part), apprécie les visites de salariés venus les soutenir face à la direction. Réactions.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 05 Octobre 2012 / THI /

 

 

Sous la tente à Saint-Agathe, les militants CFDT épluchent la presse. Photos Dominique STEINMETZ

Toute l'énergie d'Yves Fabbri, leader CGT.

 

« Un gars du site de Basse-Indre, en déplacement en Allemagne, a fait un détour pour venir nous témoigner sa solidarité. »

De Bernard Puraymond, militant CGT, qui veille devant les grilles des usines à chaud de Serémange-Erzange. « Quand on est fatigué, ça fait du bien de voir arriver du sang neuf ! »

« On n'est pas des casseurs. La sécurité des outils est assurée. »

De Thierry Murer (CGT). « On n'est pas des irresponsables, on ne mettra pas les installations en péril. » Lionel Burriello, du collectif jeunes CGT, renchérit : « Les hauts-fourneaux sont notamment maintenus en vie en gardant les cowpers à bonne température. On les protège au cas où un repreneur serait intéressé ».

« J'ai des principes, je les revendique »

De Loïc Barbier. 25 ans, la chasuble CGT sur le dos. « La plupart des gens ont peur de mal passer devant la direction s'ils vont à la rencontre des syndicalistes. Mais jusqu'au bout il faut essayer de sauver l'usine ! »

« Tous les collègues ne pointent pas devant les grilles. Ceux qui viennent de loin téléphonent pour savoir si on peut rentrer. »

D'un anonyme qui comprend le combat des syndicats et s'inquiète du plan social à venir, en cas de non-reprise de la filière liquide.

« Si le chômage partiel était payé à 65% au lieu de 90, ça mobiliserait peut-être. »

D'un salarié qui aimerait voir plus de monde au combat.