Une formation pour les élus des comités d'hygiène et de sécurité

Publié le 26/01/2011
Le sigle est connu de tous, mais il revêt des aspects que les délégués n'ont pas forcément exploré dans leur intégralité.
Une formation pour les élus des comités d'hygiène et de sécurité
Une formation pour les élus des comités d'hygiène et de sécurité
Le sigle est connu de tous, mais il revêt des aspects que les délégués n'ont pas forcément exploré dans leur intégralité.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 26 Janvier 2011 / FOR /

 

Dix-neuf délégués issus de huit entreprises étaient réunis à la maison des syndicats de Sarreguemines. Photo RL

19 représentants de comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été réunis à la maison des syndicats dans le cadre d'une formation obligatoire, la plupart d'entre eux étant nouvellement élus. « Nous essayons de les former pour qu'ils soient opérationnels rapidement sur le terrain, pour nous le CHSCT est un élément très important d'une entreprise », explique Didier Getrey, secrétaire CFDT métallurgie Moselle.

Le stage en question a lieu sur cinq jours au total, et rassemble les employés de huit entreprises du département : Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff, Ferco à Réding, Simulec et Jumo régulation à Metz, Behr Lorraine à Hambach, PSA à Borny et ZF Landforder à Talange.

Un rôle clé

L'autre intérêt de ce stage est de faire se rencontrer des responsables d'entreprises qui peuvent aussi échanger leur savoir faire. « Le CHSCT demeure un des organes où les institutions représentatives du personnel ont encore quelques prérogatives. Il existe des choses qu'on ne trouve pas dans les autres institutions », ajoute Didier Getrey. « Les membres du CHSCT remontent les problèmes au sein de leur direction, ce ne sont pas des techniciens, leur objectif est d'explorer des pistes dans un but constructif, ils ont un rôle de prévention vis-à-vis de l'employeur » ajoute le délégué syndical, qui précise qu'il y a parfois un amalgame sur les missions du CHSCT. « Nous avons affaire à de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS). Avec des comités d'hygiène actifs, on peut diminuer ce phénomène, c'est un combat gagnant-gagnant », confie Didier Getrey à titre d'exemple. Il importe pour les délégués réunis de connaître les changements qui interviennent (la Drire devenue Dreal ou la Cram devenue Carsat...)

Cette session, qui se poursuivra en mars, est encadrée par Christian Loiseau, formateur fédéral venu de Paris. Et entre chaque rencontre, un travail est donné aux participants sur le rôle du CHSCT. Autant être efficace les plus vite possible.