Une forme olympique...

Publié le 20/05/2012
ArcelorMittal - Le magnat de l'acier a affecté 24,4MEUR à la construction à Londres d'Orbit, une tour pour les JO. Ce n'est pas du goût de tout le monde
Une forme olympique...
Une forme olympique...
ArcelorMittal - Le magnat de l'acier a affecté 24,4MEUR à la construction à Londres d'Orbit, une tour pour les JO. Ce n'est pas du goût de tout le monde




© L'Est Républicain, Dimanche le 20 Mai 2012 / Région Lorraine
© Vosges Matin, Dimanche le 20 Mai 2012 / Région Vosges 

 
La tour Orbit d'ArcelorMittal est destinée à subsister après les JO de Londres. Photo ARCELORMITTAl 

Nancy. « Je suis content, très excité que nous ayons pu terminer l'Arcelor Mittal Orbit et que les gens puissent venir la visiter et voir tout Londres. Et ce sera une formidable attraction pour les gens qui visiteront Londres pendant les Jeux olympiques, para-olympiques, mais même après ça, quand ça ouvrira au public, nous nous attendons à un million de visiteurs venant ici, ce qui est très important pour la communauté ici dans son ensemble, pour ce quartier ». Bref, le magnat indien de l'acier, Lakshmi Mittal est content. Sa tour a vu le jour. Et il a mis 24,4MEUR dans sa construction. Avec 2.200 tonnes d'acier en provenance de son groupe (Espagne, Allemagne, Luxembourg, Belgique, Etats-Unis, Chine et... France).

Située en plein coeur du village olympique, conçue par Anish Kapoor et Cecil Balmon après un concours de la mairie londonienne, haute de près de 115 mètres, cette tour d'observation n'est pas du goût de tout le monde. Dans la capitale britannique, on connaissait déjà « The Gherkin » (le cornichon), surnom donné par les habitants au building- « suppositoire » de Norman Foster. Il y a désormais la « Tour Eiffel après une attaque nucléaire », le « gribouillis géant », le « narguilé » ou encore le « trombone mutant » (nos lecteurs jugeront par eux-mêmes au vu du document ci-contre...).

Mécontentement à Florange

Chez les ouvriers d'Arcelor à Florange (57), cette mise sur Orbit ne fait pas franchement sourire. Dans des déclarations à notre confrère du Parisien-Aujourd'hui en France, Frédéric Weber (CFDT) estime : « Nous avons été choqués quand nous avons appris que Lakshmi Mittal devait porter la flamme olympique la veille de l'ouverture des JO (N.D.L.R., le 26 juillet avec son fils Aditya) ». Le syndicaliste mosellan poursuit : « Il s'est acheté le droit de porter la flamme en construisant la tour Orbit. Ce n'est pas normal. Avec la crise et les difficultés du groupe, il aurait pu dépenser cet argent autrement. S'il l'avait mis dans l'usine de Florange et celle de Liège, cela aurait permis d'investir pour f aire repartir un jour les hauts-fourneaux ». Il a fallu pas moins de 19.000 litres de peinture rouge pour peindre Orbit. A Florange, on l'a bien vue rouge...

Frédéric MENU