Usine à chaud bloquée à Florange

Publié le 01/03/2012
Au 9e jour de conflit, une nouvelle action, en l'absence de dialogue avec la direction, pour maintenir la pression sur le groupe ArcelorMittal
Usine à chaud bloquée à Florange
Usine à chaud bloquée à Florange
Au 9e jour de conflit, une nouvelle action, en l'absence de dialogue avec la direction, pour maintenir la pression sur le groupe ArcelorMittal

© L'Est Républicain, Jeudi le 01 Mars 2012 / Ouverture Région Lorraine

 

Toute la journée d'hier les sidérurgistes de Florange ont bloqué leur usine. Photo ER

Florange. 9e jour de « combat » pour les salariés d'ArcelorMittal qui craignent pour la fermeture de leur usine.

Après avoir occupé les bureaux administratifs du site de Florange pendant quatre jours, une centaine de salariés menés par l'intersyndicale CFDT, CGT et FO ont bloqué hier les sorties de coke de l'usine à chaud.

Parti des « grands bureaux » le bruyant cortège a traversé la ville, avant de rejoindre le poste de « La Vallée », porte de sortie de la cokerie. Une délégation Allemande de sidérurgistes de l'usine IG Métal de Dillingen et des ouvriers du site Mittal de Dunkerque ont rejoint les Lorrains en soutien à leur mobilisation, « preuve » pour Édouard Martin syndicaliste CFDT que le combat des ouvriers de Florange n'est « pas corporatiste », mais bien représentatif des inquiétudes qui pèsent sur tout l'acier européen, après la fermeture des hauts-fourneaux de Liège et Madrid. Les élus de d'Algrange et Fameck ont également accompagné les sidérurgistes dans leur action.

Dominique Gillier, secrétaire de la fédération générale des mines et de la métallurgie FGMM-CFDT, qui accompagnait hier les salariés de Florange appelle la direction du groupe Mittal « à ouvrir avec les syndicats un dialogue inexistant jusqu'alors ».

Urgence pour le projet Ulcos et l'acier européen

Alors que les deux derniers hauts-fourneaux Lorrains sont à l'arrêt « temporaire » depuis de nombreux mois, les inquiétudes sur la possible arrivée en Lorraine du projet européen de production d'acier propre Ulcos sont grandissantes. « Si nous entrons dans le débat politique, c'est pour que nos élus mettent la pression sur Mittal qui doit donner des signes positifs à l'Europe » ajoute Dominique Gillier avant de rappeler que sans redémarrage rapide des hauts-fourneaux, le projet Ulcos ne pourra s'installer en Lorraine.

Jean Mangin, élu CGT, rappelait hier avoir eu confirmation mardi de la direction de Florange, « qu'aucune brame ne sortirait de l'usine en deçà d'un certain seuil de rentabilité ». Alors que le chef de l'État doit rencontrer Manuel Barroso demain pour plaider le projet Ulcos, à Florange, la venue prochaine du candidat Sarkozy n'est pas exclue, déterminés les salariés poursuivront leurs actions coup-de-poing dès demain.

Stéphanie SCHMITT