Vie religieuse au foyer notre-dame : les relations entre les ouvriers et l'église

Publié le 10/05/2009
Prêtre-ouvrier depuis 1969, Jean Risse a animé hier au foyer Notre-Dame une journée de réflexion et d'échanges sur les relations existant entre le monde ouvrier et l'église.
Vie religieuse au foyer notre-dame : les relations entre les ouvriers et l'église
Vie religieuse au foyer notre-dame : les relations entre les ouvriers et l'église
Prêtre-ouvrier depuis 1969, Jean Risse a animé hier au foyer Notre-Dame une journée de réflexion et d'échanges sur les relations existant entre le monde ouvrier et l'église.

   
Jean Risse a été ordonné prêtre en 1964

La réédition complétée de son livre Les pauvres au secours de Dieu ? a servi de support à la discussion passionnée entre l’homme d’église et son auditoire. Né en 1936 à Luttange, Jean Risse perd son père en 1941. Pour la famille, les temps sont difficiles. «On était contents quand on pouvait ramasser un bout de bois ou récupérer un jambon » confie-t-il en avril 2007 dans le cadre d'une interview au journaliste Michel Genson. Son frère est mineur à Bure. Sa mère exemplaire lui inculque qu’on ne peut pas gagner sa vie sur le dos des autres. De cette affirmation Jean Risse aura l’intime convition que «la première dignité, c’est le droit au travail ». Les Risse quittent leur petit village et s’installent dans le Pays-Haut. En 1954, Jean s’engage dans la marine. Dix ans plus tard, il sera ordonné prêtre par Mgr Schmitt. Il exerce son ministère pendant quatre ans à Hagondange et devient prêtre-ouvrier en 1969. Il travaille à Sollac jusqu’en 1986, année où il perdra son emploi. Il dépanne des ponts roulants, adhère à la CFDT, est élu délégué du personnel.
Le fait d’être un jour au chômage sera à l’origine de son premier ouvrage Leur silence est parole paru en 1991.
Hier, M. Risse a évoqué les relations entre l’ouvrier et l’église aux XIXe et XXe siècles et ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, au regard de la crise économique et financière frappant le monde. «La situation des plus démunis s’aggrave. Aujourd’hui, l’église doit délivrer une parole, un message en phase avec l’actualité. Elle doit redonner l’espoir ». L’assistance naborienne et M. Risse sont arrivés à la conclusion que Dieu et l’Homme ne sont pas deux entités étrangères. Pour se rencontrer, il suffit de peu de choses.

Publié le 10/05/2009 (Saint-Avold)