Vingt ans après dans sa French valley

Publié le 17/12/2011
Le bleu perçant de ses yeux pourfend l'air avec la même intensité. Vingt ans ont passé depuis la fermeture de Lorfonte Uckange... En 1991, il était là, Bernard Lavilliers, dans sa Fensch vallée, devenue French valley au fil de ses concerts à travers la planète. Un fidèle, à ses origines, ses racines, ses engagements.
Vingt ans après dans sa French valley
Vingt ans après dans sa French valley
Le bleu perçant de ses yeux pourfend l'air avec la même intensité. Vingt ans ont passé depuis la fermeture de Lorfonte Uckange... En 1991, il était là, Bernard Lavilliers, dans sa Fensch vallée, devenue French valley au fil de ses concerts à travers la planète. Un fidèle, à ses origines, ses racines, ses engagements.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 17 Décembre 2011 / THI

Hier, à Florange, il est revenu délivrer le même message. A cette petite différence près : les noms des 'coupables' ont changé. Aujourd'hui, Mittal devient « l'escroc. Pas le bandit, trop noble, l'escroc ». Face à la petite foule amassée à La Passerelle, Mitterand en prend aussi pour son grade. Promesse non tenue... Il ne faut pas l'oublier, la région « est attachée à son histoire ouvrière ». Lavilliers non plus n'a rien oublié : « J'aurai aimé fêter la renaissance de la Fensch plutôt que sa mort annoncée. Ça ne va pas être facile, plaide-t-il face à deux figures du syndicalisme CFDT, Jean-Louis Malys et Edouard Martin, mais je ne suis pas là pour dire 'Suicidez-vous ou quittez la Lorraine'».

Mince est l'espoir, surtout « que les promesses des politiques, c'est un peu comme celles des banquiers », conclut l'auteur de Causes perdues et musiques tropicales, son dernier opus . « Dans l'attente improbable », chantez maintenant !